Rechercher
Rechercher

Actualités

Jan Ullrich prend date pour 2004(PHOTO)

Le Tour de France a au moins permis à l’Allemand Jan Ullrich de signer son retour au premier plan. Ses trois dernières semaines sur les routes de la Grande Boucle valent mieux que la dernière image de lui, à savoir cette glissade dans un rond-point ruinant son envie de gagner le deuxième contre-la-montre du Tour, à défaut de pouvoir reprendre la minute qui le séparait de Lance Armstrong.
Revenu à son meilleur niveau après une longue période d’errances, il s’inscrit évidemment comme le principal challenger de Lance Armstrong en juillet 2004. « Après tout ce que j’ai connu, disputer le Tour de France cette année était une récompense et dans l’ensemble je ne peux être triste de ce qui m’arrive », affirme le leader de l’équipe Bianchi.
« Oui, j’ai contesté Lance Armstrong, me situant seulement à quinze secondes de lui après l’étape du plateau de Bonascre, mais en fait je suis plutôt surpris que les choses se soient si bien passées. Je rappelle que j’étais dans ce Tour pour préparer ma victoire en 2004. »
Jan Ullrich fait quand même figure de miraculé de cette saison tant les affaires du cyclisme avaient semblé lui échapper depuis plus d’un an.
Depuis le Tour du Qatar 2002, disputé dans une condition physique très honnête, il rompait avec les images des années précédentes qui le voyaient sortir de l’hiver avec une surcharge pondérale, dont il ne parvenait pas facilement à se défaire.

Contrôlé positif
Dès lors, et contre toute attente, les événements sont devenus contraires à Ullrich. Lors d’un stage en Afrique du Sud en février 2002, il a souffert d’une douleur au genou que les médecins de son équipe Telekom ne sont pas parvenus à soigner sans éviter l’opération en mai. Entre-temps, il n’avait disputé aucune course, avait été poursuivi par la justice allemande pour un délit de fuite après avoir percuté, ivre à la sortie d’une discothèque, une rangée de vélos devant la gare de Fribourg.
Puis en juin, il avait été déclaré positif aux amphétamines à la suite d’un contrôle inopiné organisé par la Fédération allemande sur le lieu de sa convalescence. Ullrich a avoué avoir consommé de l’ecstasy lors d’une soirée. Il a été suspendu six mois, sanctionné par son équipe qui a cessé de le payer. À ce moment précis où le Tour 2002 s’élançait de Luxembourg, l’Allemand touchait le fond.
Déprimé, conscient que son état n’était pas survenu brutalement mais était le résultat d’une longue dérive, Jan Ullrich a, par moments, imaginé stopper sa carrière, puis comprenant combien ce sport était la passion de sa vie, il s’est remis en cause.
Il a quitté sa ville de Merdingen pour rejoindre avec sa femme Gaby la Suisse où il est devenu, fin juin, le papa d’une petite Sarah Maria. Entre-temps, il avait décidé de quitter son équipe de toujours, la Deutsche Telekom, de rejeter l’offre de CSC et de rejoindre en janvier le Team Coast parce que son ami Rudy Pévenage pouvait en devenir le directeur sportif.

« J’ai défendu mes chances »
Les ennuis financiers de sa nouvelle formation, suspendue à deux reprises par l’Union cycliste internationale en février et en mai, la disparition pure et simple de couleurs de Coast fin mai n’ont pas eu raison de la nouvelle détermination de Jan Ullrich.
Au moment d’enfiler le maillot mythique de la Bianchi, repreneur de la structure Coast, l’Allemand avouait avoir beaucoup travaillé, modifiant jusqu’à sa méthode. En sortant du Tour de Suisse, le muscle affuté, le visage creusé, mais avec un sourire qui ne le quitte plus, Ullrich avait la sensation d’une star en grande forme.
« J’étais venu dans ce Tour pour gagner une étape et préparer l’an prochain. J’ai dominé le contre-la-montre de Cap Découvertes, mais défier Lance au classement général n’était pas dans mes plans. Une fois revenu à sa hauteur, j’ai bien entendu défendu mes chances », explique-t-il.
« Je l’ai attaqué au plateau de Bonascre puis dans le Tourmalet, mais c’est lui qui est sorti des Pyrénées en position de force. Pour gagner le Tour dans le contre-la-montre, il aurait fallu que Lance tombe et je ne le souhaitais pas. Cela aurait été injuste. »
C’est donc d’une franche poignée de main que les deux hommes se sont quittés hier soir à Paris, sachant deviner dans leur regard les ambitions de chacun. En 2004, ils se retrouveront pour un nouveau défi, se promettant d’être plus forts que cette année. Cela promet !
Le Tour de France a au moins permis à l’Allemand Jan Ullrich de signer son retour au premier plan. Ses trois dernières semaines sur les routes de la Grande Boucle valent mieux que la dernière image de lui, à savoir cette glissade dans un rond-point ruinant son envie de gagner le deuxième contre-la-montre du Tour, à défaut de pouvoir reprendre la minute qui le séparait de Lance Armstrong.Revenu à son meilleur niveau après une longue période d’errances, il s’inscrit évidemment comme le principal challenger de Lance Armstrong en juillet 2004. « Après tout ce que j’ai connu, disputer le Tour de France cette année était une récompense et dans l’ensemble je ne peux être triste de ce qui m’arrive », affirme le leader de l’équipe Bianchi.« Oui, j’ai contesté Lance Armstrong, me situant seulement à quinze...