Entraîneur au club bourguignon depuis 1961, Roux forme d’ailleurs depuis cette époque avec le président Jean-Claude Hamel un duo garant de la pérennité du club vers les sommets du football, et depuis 80, parmi l’élite. Une continuité qui est bien la caractéristique du club d’Auxerre dont la construction s’est faite petit à petit dans la durée avec un centre de formation qui est resté le meilleur de France la saison passée.
La continuité, ce sera encore le cas cette saison pour l’équipe fanion du club, puisque la jeune classe bourguignonne talentueuse, qui devait être attirée par les sirènes du football business, est toujours là. À l’exception de Fadiga parti vers l’Inter de Milan et Faye dont l’avenir se jouera sans doute en Premier Ligue anglaise.
« On a bien résisté au pillage annoncé car on était en bonne situation avec des finances saines après la Ligue des champions. On n’avait donc pas besoin de transfert pour équilibrer notre budget », explique le gourou auxerrois, ravi de conserver ses joyaux, tous jeunes internationaux tricolores : Cissé, Kapo, Boumsong et Mexès, sans oublier aussi quelques belles révélations ou confirmations de la saison passée comme Cool, Lachuer, Tainio, Mathis, Jaurès, etc.
Des joueurs que Guy Roux couve avec raison et une affection légitime car ils représentent tous une belle garantie pour l’AJA de viser encore plus haut. « On garde un effectif qui a bien marché. Certains partiront un jour mais avant, il faut qu’ils aient déjà une bonne vingtaine de sélections nationales », ajoute le technicien auxerrois.
La concurrence pour éviter
la routine
La force d’Auxerre pour 2003-2004 réside dans un collectif bien en place toujours aussi prometteur en talents, qui ont tous pris de la maturité. Et puis, les retouches offensives apportées devraient conférer à l’ensemble un surplus de percussion devant le but adverse. Ainsi, l’arrivée de l’international ivoirien Bonaventure Kalou en milieu droit et la titularisation de son compatriote Akalé en milieu gauche ont permis de repositionner Lachuer en soutien de l’attaquant de pointe, là ou il excelle, pour influer sur le jeu. Sans compter que Benjani et Kapo, toujours là, permettront à Roux de choisir les hommes les plus en forme offensivement. Reste pour ce groupe à éviter le piège de la routine : « La plupart des entraîneurs disent que les gars se laissent vivre et qu’il leur faut alors beaucoup de psychologie pour les faire réagir », souligne le technicien d’Auxerre, très fort en ce domaine.
Fort heureusement pour Guy Roux, ses joueurs ne donnent pas l’impression de se laisser aller. Philippe Mexès en témoigne : « La saison passée, la Coupe de France nous a mis en confiance pour nous épanouir encore plus haut. C’est un palier que nous avons franchi collectivement. Et la victoire en Coupe des confédérations pour les quatre internationaux auxerrois a contribué à cette confiance également. Avec notre potentiel énorme, notre génération veut marquer le coup cette année. Tout cela nous a mis en appétit ! »
Le capitaine Yann Lachuer témoigne lui aussi que l’envie collective est énorme pour le groupe qui veut faire mieux encore qu’une victoire en Coupe de France. « Nous avons envie d’aller le plus haut possible, c’est simple, il y a de la qualité et de l’envie chez tous. Ce sont des ingrédients excellents pour faire une belle saison. »


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