« Mido, c’est le pari de la jeunesse et de l’avenir », a expliqué l’entraîneur, Alain Perrin. Il pourrait devenir bien plus que cela dans un imaginaire marseillais prompt à s’enflammer. Rares sont ceux à Marseille à l’avoir vu évoluer et, pourtant, l’attaquant égyptien de l’Ajax d’Amsterdam débarque sur la Canebière précédé d’une flatteuse réputation. « On m’en a dit le plus grand bien. Il a joué dans de grands clubs, c’est qu’il ne doit pas être mauvais. S’il marque vingt buts dans la saison, je veux bien apprendre à le fréquenter », plaisante l’international suisse Fabio Celestini. Après une première saison à l’Ajax, où il inscrit 12 buts en une vingtaine de matches, il a été prêté l’année dernière à mi-saison au Celta Vigo pour cause de mésentente avec l’entraîneur du club néerlandais.
« Je n’ai pas mauvais caractère. Je veux juste me concentrer sur le football. J’ai eu des problèmes avec mon entraîneur à l’Ajax, mais je ne suis pas pour autant un élément perturbateur. Il n’y a jamais eu le moindre problème à Vigo », se défend le joueur. De Marseille, l’attaquant égyptien avoue ne pas connaître grand-chose. Le nom du club tout au plus, « très célèbre » dans son pays natal. Associé à Didier Drogba à la pointe de l’attaque phocéenne, Mido aura le lourd privilège de faire oublier la saison écoulée où le secteur offensif marseillais ne s’est guère montré à son avantage. « La pression ne me fait pas peur, bien au contraire. À l’Ajax ou avec l’équipe nationale d’égypte, j’y suis habitué. Elle me rend plus fort », dit-il sans détour. Ce langage devrait ravir les supporters marseillais, avides de voir enfin l’OM davantage coller à la devise centenaire du club : « Droit au but. »


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