Ces entreprises tentent de commercer avec l’Irak, par le biais de compagnies étrangères, en faisant transiter leurs produits par la Jordanie ou la Turquie.
L’ancien chef d’état-major israélien et ministre des Transports Amnon Lipkin Shahak, reconverti dans les affaires, est particulièrement actif dans ce domaine, précise le journal.
Une grande société alimentaire, la compagnie Ossem, envisage de vendre des sucreries pour enfants, selon la même source.
Une société de purification de l’eau, Tami 4, a indiqué pour sa part qu’elle avait déjà vendu un échantillon de ses produits pour un montant de 10 000 dollars environ et qu’elle était en contact pour un marché d’un montant de plus de 100 000 dollars. En août, le Centre israélien pour l’exportation a prévu de tenir une conférence sur le potentiel d’exportations vers l’Irak, estimé à 100 millions de dollars par an.
Les entreprises israéliennes peuvent depuis la mi-juillet légalement investir, exporter et importer des marchandises vers ou en provenance d’Irak sans craindre de sanctions juridiques.
Cette décision avait été prise par le ministre des Finances Benjamin Netanyahu à la suite de requêtes présentées par plusieurs hommes d’affaires et industriels israéliens, souhaitant nouer des relations d’affaires avec l’Irak de l’après-Saddam Hussein.
En avril, le porte-parole du ministre israélien des Infrastructures Yossef Paritzky avait indiqué qu’il avait commandé une étude de faisabilité sur une éventuelle réouverture de l’oléoduc qui reliait la ville irakienne de Mossoul (Nord) à Haïfa (nord d’Israël).
Mais le 26 juin, un haut responsable irakien du ministère du Pétrole, Thamer Ghadbane, avait nié tout projet allant dans ce sens.
Cet oléoduc reliait les très riches gisements pétroliers de Mossoul à Haïfa à l’époque du mandat britannique.Il avait été fermé après la création de l’État d’Israël.


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