L’euro s’est légèrement effrité face au dollar en ce début de semaine sur les marchés des changes, se heurtant au seuil de résistance de 1,15 $ malgré la progression de l’indice IFO suggérant une amélioration du climat des affaires en Allemagne. C’est ainsi qu’après avoir grimpé jusqu’à 1,1525 $ alors que le baromètre IFO a augmenté pour le 3e mois consécutif en juillet à 89,2 points contre 88,8 points en juin, il était de nouveau sous la pression de quelques ventes bénéficiaires. Selon les cambistes, il ne faut pas se laisser emporter par cette progression de l’indice IFO, qui est d’ailleurs inférieure aux prévisions (89,8 points), car pour l’heure il n’y a pas encore d’indices très convaincants d’une reprise réelle de la première économie de la zone euro. À cet égard, ils ont évoqué la déclaration faite hier par le ministre allemand de l’Économie et du Travail, Wolfgang Clement, n’écartant pas que le nombre de demandeurs d’emplois, totalisant actuellement 4,41 millions, puisse atteindre les 5 millions à la fin de l’année si l’Allemagne devait connaître un hiver particulièrement dur. Et d’ajouter que la croissance du PIB allemand pourrait atteindre 0,75 % cette année si l’économie mondiale continue de se reprendre. Cela étant, et compte tenu aussi d’une autre déclaration du président de la Réserve de Chicago, Michael Moskow, selon lequel il y a des raisons d’être optimiste sur un renforcement de la croissance aux États-Unis, les opérateurs ont estimé devoir se focaliser sur les fondamentaux de l’économie US à la veille de la publication d’indicateurs importants comme la confiance des ménages aujourd’hui et le PIB après-demain. Dans cette attente, le dollar s’est négocié à New York sur un ton résistant à 1,1490 pour un euro contre 1,1515 vendredi dernier, à 1,6255 pour un sterling contre 1,6215, à 1,3460 FS contre 1,3440 et à 119,40 yens contre 118,80.
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés en ce début de semaine, après une bonne performance vendredi dernier. Selon les professionnels, la cote a calé en raison des inquiétudes sur le niveau des cours. De ce fait, les opérateurs ont ignoré la progression de 2 à 4 % des ventes de Wal-Mart en juillet et les bons résultats de Northrop Grumman, Kellogg, Xerox, American Express... En clôture, Wall Street a cédé 0,19 % à 9 266,51 points alors que le Nasdaq gagnait à 0,27 % à 1 735,34 points. Quant aux Bourses européennes, elles ont été portées à la hausse par les bons résultats de sociétés dans l’aéronautique, les médias, les banques et les pétrolières, qui ont été dans l’ensemble bien accueillis. L’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 1,81 % à 3 417,77 points, le CAC 40 de 1,79 % à 3 164,93 points et le Footsie de 0,43 % à 4 148,80 points.
À Beyrouth, la tendance sur le marché des changes est restée gouvernée par la demande du dollar à des fins de souscription aux certificats de dépôt émis par la BDL au haut de sa fourchette d’intervention maintenue à 1514 LL, comme le bas de cette fourchette à 1 501 LL. En effet, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 15 786 actions A de Solidere de 4,90 à 4,96 $, la baisse de 1 500 actions B de 5 à 4,95 $ et de 250 actions du Beirut Interbank Fund de 106,20 à 105,20 $, 300 actions C de la Banque Audi et de la Bank of Beirut ainsi que 112 certificats GDR de la Blom Bank se maintenant à 17,50 $, 7,82 $ et 24 $ respectivement.
Élie KAHWAGI


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