L’euro est resté sous pression face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux avant et après la publication du Livre beige de la Fed qui a donné un aperçu plutôt favorable de l’économie US (voir par ailleurs). En fait, des spéculations sur une reprise conjoncturelle aux États-Unis ont nourri ce courant d’achat du billet vert surtout après que le président George W. Bush eut rassuré les marchés sur les perspectives d’avenir de l’économie de son pays malgré le poids considérable du chômage (voir par ailleurs). De plus, l’euro a souffert de la publication hier de quelques statistiques soulignant que le moral des industriels français montrait toujours de timides signes d’amélioration, restant selon l’Insee largement au-dessous du seuil des 100 points à 91 points en juin. Il en est de même de l’annonce par l’institut allemand de recherche sur la consommation (GFK) que le moral des consommateurs dans la 1re économie de la zone euro est demeuré faible à -12,7 points en juin. Cela étant et compte tenu aussi de l’assombrissement du climat économique en Suisse et au Japon illustré hier par la rechute du baromètre conjoncturel de l’institut KOF de l’école polytechnique de Zurich à -1,15 en juin contre -1,06 en mai et de la baisse de 1,2 % de la production industrielle au Japon contre une hausse de 2,6 % pendant la même période, le dollar continuait à être privilégié sur toute autre monnaie. Cela d’autant que les opérateurs semblaient anticiper un chiffre préliminaire assez ferme du PIB américain au 2e trimestre attendu aujourd’hui. Il s’est négocié ainsi à New York sur un ton soutenu à 1,1345 pour un euro contre 1,1450 la veille, à 1,6160 pour un sterling contre 1,6240, à 1,3655 FS contre 1,3515 et à 120,25 yens contre 119,90.
Orientation mitigée des Bourses
En Bourse, les marchés américains sont restés dans le rouge jusqu’à la fin de la journée, sous pression de quelques prises de bénéfices à la veille de la publication à partir d’aujourd’hui d’une nouvelle batterie de statistiques économiques dont le PIB au 2e trimestre et les chiffres du chômage en juillet. Selon les professionnels, la baisse surprise de la confiance des consommateurs US en juillet annoncée la veille par le Conference Board continue d’entretenir un climat de prudence. En effet, Wall Street a finalement reperdu 0,05 % à 9 200,05 points et le Nasdaq 0,54 % à 1 721,95 points.
En revanche, les Bourses européennes se sont maintenues dans le vert, grâce à une chasse aux bonnes affaires après leur accès de faiblesse de la veille. La progression a été menée par les pharmaceutiques, les automobiles, les télécoms et les financières. En clôture, le CAC 40 a gagné 0,96 % à 3 172,51 points, le Footsie 0,1 % à 4 141,20 points et l’Extra Dax 0,03 % à 3 429,03 points.
À Beyrouth, le dollar est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle en LL à des taux d’intérêt assez élevés. Cela étant et eu égard au maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié invariablement sur le marché interbancaire à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée hier par la baisse de 525 actions A de Solidere de 4,89 à 4,87 $, alors que 6 953 actions C de la Byblos Bank et 162 certificats GDR de la Blom Bank se sont maintenus à 1,66 $ et 24 $ respectivement.
Élie KAHWAGI


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