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Changes et Bourses Le dollar dans des marges étroites

Le dollar a fait du surplace hier, face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux alors que les cambistes ont peiné à trouver de nouveaux indicateurs économiques ayant un impact sur les principales devises. De ce fait, les opérateurs devaient avoir les yeux rivés sur les risques pesant tantôt sur le billet vert et tantôt sur l’euro, sur fond d’énormes déficits budgétaires qui grèvent les économies de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, les inquiétudes sur la question des déficits US ont laissé penser que le billet vert devrait s’affaiblir. Mais d’un autre côté, les incertitudes entourant les efforts déployés par l’Allemagne et la France pour respecter l’objectif de déficit public de 3 % du PIB tel que fixé par le Pacte de stabilité monétaire n’ont pas aidé l’euro à préserver ses gains face au dollar. De plus, les nouvelles selon lesquelles le Congrès US s’apprête à voter une réforme de la couverture des médicaments pour les retraités qui pourrait coûter 400 mds $ ont été accueillies avec beaucoup de scepticisme sur le marché après la réduction des impôts de 330 mds $ sur 10 ans appliquée dès cette année. Par ailleurs, les craintes grandissantes d’une action de la Banque du Japon pour freiner la hausse du yen ont soutenu le dollar, surtout après une rumeur d’intervention à Tokyo sur le cours yen-dollar dans la matinée. Pourtant, l’accroissement de la violence au Proche-Orient pourrait, selon les analystes, inciter les opérateurs à changer plus rapidement des dollars contre d’autres devises importantes, car le marché est toujours défavorable à la prise de risque. Cela étant, et eu égard aux difficultés qu’éprouvent les Bourses US pour s’engager dans une direction haussière avant le long week-end du Labor Day aux États-Unis lundi prochain, le dollar s’est finalement négocié à New York à 1,0880 pour un euro contre 1,0870 la veille, à 1,5720 pour un sterling contre 1,5695, à 1,4140 FS contre 1,4110 et à 117,45 yens contre 117,35.
À Beyrouth, le marché des changes est resté suspendu à quelques achats du dollar opérés par certaines banques à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par la BDL. Le maintien de ses cours entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente sur le marché interbancaire a aidé la livre à fluctuer très étroitement dans les deux sens face aux autres grandes monnaies.

Irrégularité des Bourses
En Bourse, les marchés américains des actions sont restés mitigés tout au long de la journée en l’absence de facteurs d’orientation aussi bien au niveau économique qu’à celui des sociétés. Alors que les commentaires positifs de Bank of America sur ExxonMobil soutenaient le secteur pétrolier, l’abaissement par Morgan Stanley de sa recommandation sur Motorola a pesé sur certaines valeurs technologiques. En clôture, Wall Street a cédé 0,07 % à 9 333,79 points mais le Nasdaq parvenait à gagner 0,65 % à 1 782,14 points.
Ailleurs en Europe, les Bourses ont légèrement progressé après deux séances de prises de bénéfices, mais sans véritable élan, en l’absence de nouvelles. L’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 0,8 % à 3 483,08 points, le CAC 40 de 0,72 % à 3 280,02 points et le Footsie de 0,69 % à 4 206,40 points.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée baissière avec le repli de 5 245 actions A et 1 000 actions B de Solidere de 4,45 à 4,32 $ et de 4,89 à 4,58 $ respectivement ainsi que de 2 262 actions C de la Byblos Bank de 1,69 à 1,68 $ et de 50 actions du Beirut Interbank Fund de 106,20 à 105,20 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar a fait du surplace hier, face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux alors que les cambistes ont peiné à trouver de nouveaux indicateurs économiques ayant un impact sur les principales devises. De ce fait, les opérateurs devaient avoir les yeux rivés sur les risques pesant tantôt sur le billet vert et tantôt sur l’euro, sur fond d’énormes déficits budgétaires qui grèvent les économies de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, les inquiétudes sur la question des déficits US ont laissé penser que le billet vert devrait s’affaiblir. Mais d’un autre côté, les incertitudes entourant les efforts déployés par l’Allemagne et la France pour respecter l’objectif de déficit public de 3 % du PIB tel que fixé par le Pacte de stabilité monétaire n’ont pas...