Des prises de bénéfices ont pesé sur le dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, lui faisant perdre tout le terrain qu’il avait gagné pendant la matinée face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro. Ce mouvement est intervenu après l’annonce par le Bureau du budget du Congrès US que le déficit budgétaire fédéral a été révisé en hausse pour l’exercice fiscal 2004 (voir par ailleurs). Les investisseurs se sont montrés davantage préoccupés par le fait que ce déficit est appelé à s’aggraver une fois que la nouvelle demande de budgets supplémentaires pour financer l’occupation et la reconstruction de l’Irak sera transmise au Congrès par la Maison-Blanche. Ce développement n’a pas tardé à reléguer au second plan la nouvelle hausse de 1 % des commandes de biens durables aux États-Unis en juillet ainsi que la remontée de l’indice de confiance des consommateurs US établi par le Conference Board de 77 points en juillet à 81,3 points en août. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du département US du Commerce que les ventes de logements neufs ont reculé de 2,9 % en juillet. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait souffert passagèrement de la nouvelle hausse de l’indice IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne de 89,3 points en juillet à 90,8 points en août et de la hausse de 22 % des ventes de logements neufs en France au 2e trimestre 2003 ainsi que du redressement du baromètre conjoncturel de la Suisse calculé par l’institut KOF de Zurich qui a affiché –0,64 en juillet contre –0,71 en juin. Cela étant, et eu égard au nouvel accès de faiblesse de Wall Street, nombre d’opérateurs ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse du dollar surtout face à l’euro qui était tombé dans la matinée à 1,0795 $ pour la 1re fois depuis le 16 avril. Il s’est, en effet, négocié à New York à 1,0875 pour un euro contre 1,0870 la veille, à 1,5690 pour un sterling contre 1,5710 et à 1,4095 FS contre 1,4155, mais à 117,27 yens contre 137,35 dans la crainte d’une intervention de la Banque du Japon pour juguler la hausse de sa monnaie. À Beyrouth, la demande du dollar s’est ralentie hier à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par la BDL. Mais son évolution baissière à l’étranger pendant la matinée et la stabilité de ses cours sur le marché local ont aidé les autres grandes monnaies à s’apprécier face à la livre dans un climat très calme.
Reprise technique de Wall Street
En Bourse, les marchés américains ont renoué avec la hausse après un départ très faible, bénéficiant d’une chasse aux bonnes affaires et de rachats du découvert dans une atmosphère calme. les opérateurs, misant sur les bonnes statistiques économiques et l’annonce d’une hausse de 0,2 % des ventes des chaînes de grands magasins aux États-Unis la semaine dernière, ont estimé devoir reconstituer leurs portefeuilles. En clôture, Wall Street a gagné 0,24 % à 9 340,45 points et le Nasdaq 0,36 % à 1 770,64 points. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient au contraire piqué du nez, déprimées par le déclin des places US à l’ouverture. Tous les compartiments étaient en berne sans exception, faisant perdre au CAC 40 1,05 % à 3 256,69 points, à l’Extra Dax de 1,27 % à 3 455,48 points et au Footsie 1,15 % à 4 177,40 points. À la Bourse de Beyrouth, les baisses l’ont emporté avec le recul de 10 696 actions A de Solidere de 4,49 à 4,45 $ et de 2 000 certificats GDR de la Blom Bank de 23,75 à 23 $, alors que seulement 1 000 actions C de la Byblos Bank progressaient légèrement de 1,68 à 1,69 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des prises de bénéfices ont pesé sur le dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, lui faisant perdre tout le terrain qu’il avait gagné pendant la matinée face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro. Ce mouvement est intervenu après l’annonce par le Bureau du budget du Congrès US que le déficit budgétaire fédéral a été révisé en hausse pour l’exercice fiscal 2004 (voir par ailleurs). Les investisseurs se sont montrés davantage préoccupés par le fait que ce déficit est appelé à s’aggraver une fois que la nouvelle demande de budgets supplémentaires pour financer l’occupation et la reconstruction de l’Irak sera transmise au Congrès par la Maison-Blanche. Ce développement n’a pas tardé à reléguer au second plan la nouvelle hausse de 1 % des commandes de biens...