Le dollar a fluctué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur des marchés des changes très peu actifs en raison de la fermeture de Londres pour le Summer Bank Holiday. Pourtant, les opérateurs sont restés sur leurs positions après la publication d’indicateurs confirmant que les économies US et japonaise repartent tandis que celle de la zone euro reste en panne. À cet égard, l’annonce hier par le groupement national des agents immobiliers aux États-Unis que les reventes de logements ont augmenté de 5 % en juillet sur juin, pour atteindre le niveau record de 6,12 mil. d’unités, est venue réconforter les haussiers sur le dollar. En revanche, les chiffres publiés par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne faisant état d’une hausse de 0,1 % des prix à la consommation dans ce pays en juillet, malgré le recul de 0,2 % des prix à l’importation pendant la même période, ont laissé les opérateurs de marbre sur le front de l’euro. Les craintes inflationnistes qui pourraient inciter la BCE à resserrer sa politique monétaire n’ont aidé l’euro à se redresser que très passagèrement. Quant au yen, qui a trouvé appui dans la hausse de 7,3 % de l’excédent commercial japonais en juillet à 6,8 mds $, il n’a pas tardé à abandonner la plupart de ses gains sur des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon pour empêcher le dollar de tomber à moins de 117 yens. Mais il n’en demeure pas moins que les marchés ont manqué d’orientation claire, dans l’attente de la publication aujourd’hui de l’indice IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne en août, ainsi que les commandes de biens durables en juillet et la confiance des consommateurs en août aux États-Unis. Cela étant, le dollar a continué à présenter des signes de résistance, se négociant finalement à New York à 1,0870 pour un euro contre 1,0875 vendredi dernier, à 1,5715 pour un sterling contre 1,5750, à 1,4160 FS contre 1,4175 et à 117,45 yens contre 117,60.
À la lumière de cette évolution du dollar à l’étranger et eu égard au maintien de ses cours à Beyrouth entre 1 500 LL à l’achat et 1 515 LL à la vente, la livre libanaise a étroitement fluctué face aux autres grandes monnaies. Mais l’activité a été très réduite, le volume des transactions n’ayant pas dépassé quelque 7 millions $, en grande partie affectés à des achats de certificats de dépôt en LL émis par la BDL à 3 ans et à un taux d’intérêt réel de 12,3 %. En bourse, les marchés américains n’ont pas pu se soustraire aux influences baissières en provenance des prises de bénéfices malgré les bons chiffres des reventes de logements. L’abaissement de la notation d’Alcoa par Prudential et de Caterpillar par Legg Mason semble expliquer cette orientation de la cote ainsi que le lancement par la justice US et la SEC d’une enquête sur les activités de Lucent en Arabie saoudite. En clôture, Wall Street a perdu 0,33 % à 9 317,64 points et le Nasdaq 0,06 % à 1 764,31 points. Ailleurs en Europe, la tendance était aussi à la baisse sur des ventes bénéficiaires, le CAC 40 cédant 1,13 % à 3 291,36 points et l’Extra Dax 1,38 % à 3 500,09 points.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 5 570 actions A et de 500 actions B de Solidere de respectivement 4,45 à 4,49 $ et de 4,69 à 4,89 $ ainsi que de 21 100 actions C de la Banque Audi de 18 à 18,25 $ et de 150 actions du Beirut Interbank Fund de 105,20 à 106,20 $, alors que 3 812 actions C de la Byblos Bank reculaient de 1,69 à 1,68 $.
Élie KAHWAGI
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