Ainsi, le nom du leader de la flotte changeait hier au gré des oscillations du vent. Le Breton Alain Gautier sur Foncia, leader au général, en tête mercredi toute la journée, voguait jeudi entre la sixième et la treizième place.
De même, le Breton Armel Le Cléac’h sur Créaline, deuxième au général, s’est retrouvé un moment en tête avant de pointer en vingtième puis en seizième position.
« C’est dur car le vent est vraiment instable. Parfois ça avance bien et parfois les autres sont plus rapides », confiait Alain Gautier lors de la vacation radio d’hier à midi. « Il faut garder son calme et garder confiance en son option et ses réglages », a ajouté le maillot jaune, très philosophe quant à la lenteur du déroulement de cette ultime étape.
Dans ces petits airs, les navigateurs solitaires doivent prendre leur mal en patience. «Ces conditions sont dures pour les nerfs, mais pas physiquement », a avoué Michel Desjoyeaux sur Géant.
Options
Dans ce genre de situation, la difficulté principale reste la gestion du sommeil. « Je parviens à ne pas dormir, mais du coup je suis parfois moins lucide pour prendre les bonnes options », a ajouté le vainqueur de la Route du Rhum.
Après un resserrement de la flotte à Ouessant, les écarts entre les voiliers restaient faibles hier. Seuls les partisans d’une option très à l’Ouest ont perdu du terrain en s’éloignant passablement de la route directe en espérant toucher plus de vent au large. C’est le cas du Breton Yann Éliès sur Groupe Générali Assurances, dont l’écart en latéral avec la tête de la flotte et le gros du peloton était hier de 24 milles. Une option qui ne semble pas payer puisque le vainqueur de la première étape pointait hier, au classement de 14h00 GMT, en 34e position avec 22 milles de retard sur le premier.
Le Basque Pascal Bidégorry sur Région Aquitaine qui, mercredi soir, n’était pas loin des premiers, a lui aussi perdu du terrain en se lançant dans cette option extrême.
Le vainqueur de l’édition 2000 s’est finalement ravisé et s’est recalé à l’Est. Un détour qui lui a fait perdre du temps puisqu’il pointait hier en 31e position à 14 milles du premier.
« Pascal Bidégorry était revenu hier soir dans le paquet avant de partir à droite. J’ai hésité à faire pareil, mais j’ai finalement préféré rester à terre avec Armel le Cléac’h. Et en fait, j’ai bien fait car nous sommes mieux placés que Pascal qui a reculé », a analysé Alain Gautier.


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