Rechercher
Rechercher

Actualités

Pas de revendication, mais une pléiade de suspects

L’attentat au camion piégé contre le siège des Nations unies à Bagdad n’a pas été revendiqué, mais les regards se portent vers une pléiade d’ennemis potentiels, dont les islamistes radicaux et les anciens partisans du régime de Saddam Hussein, hostiles à l’occupation étrangère.
L’attentat contre les Nations unies est le deuxième utilisant un véhicule piégé en l’espace de deux semaines, après celui perpétré contre l’ambassade de Jordanie, le 7 août.
Un responsable de la police fédérale américaine (FBI) chargé de l’enquête sur les deux attentats, Thomas Fuentes, a déclaré que dans les deux cas les véhicules piégés étaient des pick-ups, mais que la quantité d’explosifs utilisée mardi dans le véhicule qui a percuté le mur d’enceinte du complexe de l’Onu était nettement supérieure à la charge employée devant la représentation diplomatique jordanienne.
La thèse de l’attentat-suicide est privilégiée dans les deux cas.
Au premier rang des suspects figurent les membres des forces de sécurité de l’ancien régime, restées loyales à Saddam Hussein. Les militaires américains sont la cible de constantes attaques à Bagdad et dans les régions sunnites à l’ouest et au nord de la capitale, où des villes comme Falloujah, Ramadi, Baaqouba, Samarra ou Tikrit ont été à plusieurs reprises le théâtre de telles attaques. Mais les résistants à l’occupation se sont plus illustrés dans des actes de guérilla, des embuscades et des attaques au lance-roquettes, destinés à saper le moral des troupes américaines, que dans des attentats-suicide.
Les deux attentats à la voiture piégée rappellent plutôt le mode opératoire de l’organisation terroriste el-Qaëda et des récents attentats en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie ou les vieilles méthodes d’organisations chiites. Après l’attentat contre l’ambassade de Jordanie, l’administrateur américain en Irak Paul Bremer avait d’ailleurs mis en garde contre une menace terroriste étrangère pouvant venir d’Iran, que Washington catalogue comme faisant partie de « l’axe du mal ».
Un autre officier américain a souligné que la frontière avec ce pays était « poreuse » et que des combattants islamiques radicaux se cachaient dans des villages voisins. Il faisait référence à Ansar al-Islam, organisation soupçonnée d’appartenir à la mouvance el-Qaëda. Selon lui, les Kurdes sont excédés de constater le peu d’empressement des Américains à stopper ce flux.
Paul Bremer a également dit que des hommes menaçant la sécurité de l’Irak arrivaient par la Syrie.
L’attentat au camion piégé contre le siège des Nations unies à Bagdad n’a pas été revendiqué, mais les regards se portent vers une pléiade d’ennemis potentiels, dont les islamistes radicaux et les anciens partisans du régime de Saddam Hussein, hostiles à l’occupation étrangère.L’attentat contre les Nations unies est le deuxième utilisant un véhicule piégé en l’espace de deux semaines, après celui perpétré contre l’ambassade de Jordanie, le 7 août.Un responsable de la police fédérale américaine (FBI) chargé de l’enquête sur les deux attentats, Thomas Fuentes, a déclaré que dans les deux cas les véhicules piégés étaient des pick-ups, mais que la quantité d’explosifs utilisée mardi dans le véhicule qui a percuté le mur d’enceinte du complexe de l’Onu était nettement supérieure à la...