À 23 ans, Hofman possède déjà une solide expérience, puisqu’il a fait son apparition au plus haut niveau de la compétition motocycliste en 1997. Sur Yamaha 125 cc, il a terminé sa saison d’apprentissage à une modeste 28e place.
Mais sa détermination constitue la caractéristique majeure du caractère du jeune pilote originaire de Mindelheim, dans le sud-ouest bavarois, et qui vit à Denia (Espagne). Associée à une intelligence vive et un sens aigu de la communication servi par le maniement aisé de l’allemand, sa langue maternelle, mais aussi de l’anglais, du français, de l’espagnol et de l’italien, elle lui permet d’évoluer dans la tour de Babel du motocyclisme sans rencontrer les obstacles qui s’opposent à la progression de nombre de ses congénères.
Hofmann n’hésite pas non plus à corriger une trajectoire qui ne le mène pas précisément vers l’objectif qu’il s’est assigné : trouver un guidon dans la catégorie reine. Aussi l’a-t-on vu en 2001 rétrograder de 250 cc en 125 cc, après deux saisons (1998 et 1999) chez Honda et la suivante (2000) chez Aprilia.
Opportunités
Un an plus tard, Hoffmann se met à la disposition des écuries. Sans contrat en championnat du monde, il attend un signe en disputant des compétitions annexes.
La chance le sert. L’Australien Garry McCoy se blesse et Peter Clifford, patron de l’écurie Red Bull Yamaha, le sollicite pour piloter au Grand Prix de Catalogne (Espagne) la 500 cc deux temps largement dépassée par les gros cubes de 1 000 cc quatre temps.
Panne mécanique. Hofmann abandonne. Qu’à cela ne tienne. Il ne rate pas la deuxième opportunité qui lui est offerte et s’en va gaillardement quérir une très méritoire 11e place à Assen (Pays-Bas) quinze jours plus tard.
C’est le déclic. Le talent qu’il a démontré au pays des tulipes incite l’Espagnol Sito Pons à lui offrir le guidon de la Honda NSR500 de l’Italien Loris Capirossi pour, comble de bonheur, le Grand Prix d’Allemagne.
Pas de faux pas non plus sur le Sachsenring où Hofmann se classe 10e.
La démonstration est suffisante pour son compatriote Harald Eckl, qui préside aux destinées de l’écurie Kawasaki récemment arrivée en MotoGP. Les deux hommes concluent que le pilote effectuera des essais pour la marque nippone.
Devant Roberts
Ils ont lieu au mois de novembre, sur le circuit de Valence. Hofmann est introduit pilote d’essais et de développement de la ZX-RR engagée dans le championnat du monde et confiée aux Australiens McCoy et Andrew Pitt. L’intéressé est ravi. « Effectuer de nombreux tours, multiplier les kilomètres, c’est juste ce dont j’avais besoin », commentait-il alors.
Aujourd’hui, chacune des parties contractantes se réjouit de cette association. « Je suis convaincu que l’expérience accumulée par Alex en essais portera bientôt ses fruits », affirme Eckl.
Pronostic confirmé aux Grands Prix d’Espagne, d’Italie, des Pays-Bas, d’Allemagne 2003. Il s’est classé 14e sur le circuit toscan du Mugello et 10e dans le plat pays néerlandais. Avant la course de Brno, il se retrouve à égalité de points (8) avec McCoy au classement général provisoire des pilotes où il devance même l’Américain Kenny Roberts (Suzuki), champion du monde 2000 des 500 cc.


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