Il faut « ramener (les soldats) à la maison parce que, de toutes façons, nos troupes n’auraient pas dû aller en Irak. Il faut les ramener à la maison parce qu’il n’y avait pas (en Irak) de danger imminent pour les États-Unis », a affirmé au cours d’une conférence de presse à Washington Nancy Lessin, mère d’un Marine envoyé dans le Golfe en août 2002 et revenu d’Irak en mai. Il faut « les ramener à la maison parce qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive, parce qu’il n’y avait pas de lien entre el-Qaëda et Saddam Hussein », a estimé Mme Lessin, cofondatrice de l’association « Ramenez-les à la maison maintenant » qui regroupe des parents de militaires déployés en Irak.
L’association opposée à la guerre et à l’occupation de l’Irak a entamé une série de conférences de presse pour sensibiliser l’opinion américaine. Deux soldats américains sont morts en Irak au cours des dernières 48 heures. Depuis le 1er mai, date de l’annonce de la fin des opérations majeures par le président George W. Bush, au moins 60 soldats américains ont été tués au cours d’affrontements ou dans des attaques en Irak.
Début juillet, interpellé sur les attaques sporadiques contre les soldats américains en Irak, M. Bush avait affirmé qu’elles ne feraient pas « quitter prématurément » l’Irak. « Certains pensent que les conditions sont telles qu’ils peuvent nous attaquer là-bas. Ma réponse est : qu’ils y viennent ! » avait lancé le président aux journalistes à la Maison-Blanche. « George Bush a dit qu’ils y viennent. Nous, nous disons ramenez-les à la maison maintenant », a lancé Mme Lessin.

