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L’OM devant l’écluse européenne

Après plus de trois ans de disette européenne, Marseille retrouve le haut niveau continental par la petite porte du tour préliminaire de la Ligue des champions, en affrontant l’Austria Vienne en match aller mercredi (20h30 heure française) dans la capitale autrichienne.
C’est sans gloire que l’OM avait quitté le cénacle européen, le 22 mars 2000, à l’issue d’un insipide 0-0 face au Feyenoord Rotterdam dans un stade Vélodrome déserté comme jamais.
L’équipe de Bernard Casoni se savait déjà éliminée, il est vrai, de cette deuxième phase où elle avait fréquenté la Lazio Rome et Chelsea. Quelques mois plus tard, elle échouait à la 15e place du championnat. Comme en juin 2001, avant de conclure l’année 2002 sur une décevante 9e place.
Inutile de dire que la direction olympienne serait ravie de croiser à nouveau le chemin de tels « clients ».
Mais après avoir caressé l’espoir d’une qualification directe pour le premier tour la saison dernière lorsqu’il naviguait entre la première et la deuxième place, l’OM s’est fait à l’idée d’en passer par ce tour préliminaire à haut risque. Et il ne se trouvera personne au sein du club pour nourrir au fond de véritables regrets : car décrocher le bronze en championnat constituait en soi une jolie performance au regard des qualités de l’effectif.

Le Marseille autrichien
C’est en quelque sorte le Marseille autrichien que s’apprête à affronter la formation d’Alain Perrin. La comparaison vaut pour le palmarès, l’Austria pesant pas moins de 22 titres de champion (8 pour l’OM) et 23 coupes nationales (10 pour l’OM). Elle s’applique aussi au financement du club, l’Austria possédant aussi « son » Robert Louis-Dreyfus en la personne de l’Austro-Canadien Frank Stronach, l’homme le plus riche d’Autriche, qui a déversé des dizaines de millions d’euros pour redonner lustre à cette équipe. C’est pourquoi les Marseillais savent que l’Austria vaut mieux que la réputation du football autrichien : « Il est hors de question d’arriver en pays conquis », prévient ainsi Didier Drogba, alors que le très en vue milieu tchèque Stepan Vachousek s’attend à un match « beaucoup plus dur que face à Auxerre », où l’OM a dû tout donner vendredi pour arracher la victoire (1-0).
Les Phocéens aborderont tout de même les débats avec une confiance relative, puisée dans les deux victoires faisant d’eux les coleaders du championnat.
« Mais nous n’allons pas nous comporter comme des lapins devant le serpent », a lancé l’entraîneur Joachim Loew, qui s’est dit très impressionné par le « mur des supporteurs du Vélodrome ». Et a revêtu pour l’occasion son armure de croisé « car l’OM, c’est comme une religion ».
Après plus de trois ans de disette européenne, Marseille retrouve le haut niveau continental par la petite porte du tour préliminaire de la Ligue des champions, en affrontant l’Austria Vienne en match aller mercredi (20h30 heure française) dans la capitale autrichienne.C’est sans gloire que l’OM avait quitté le cénacle européen, le 22 mars 2000, à l’issue d’un insipide 0-0 face au Feyenoord Rotterdam dans un stade Vélodrome déserté comme jamais.L’équipe de Bernard Casoni se savait déjà éliminée, il est vrai, de cette deuxième phase où elle avait fréquenté la Lazio Rome et Chelsea. Quelques mois plus tard, elle échouait à la 15e place du championnat. Comme en juin 2001, avant de conclure l’année 2002 sur une décevante 9e place.Inutile de dire que la direction olympienne serait ravie de croiser à...