Le dollar continuait de s’effriter face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux, dans un mouvement lié notamment à des ventes massives de fonds spéculatifs, mais aussi à une combinaison de facteurs allant tous dans le sens d’un billet vert affaibli. À cet égard, des rumeurs de sanctions commerciales qui pourraient être prises par les États-Unis à l’encontre du Japon et de la Chine ont contribué au sentiment négatif sur le dollar. En outre, plus les investisseurs lisent le communiqué du G7 publié à Dubaï, le week-end du 21 septembre, plus ils trouvent des ressemblances avec les accords du Plaza qui avaient eu lieu en 1985 à New York, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. En appelant à un marché des changes plus flexible, le G7 cherche selon eux à avoir un dollar vraiment plus faible pour soutenir une reprise conjoncturelle durable aux États-Unis, principal moteur de l’économie mondiale, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. De ce fait, le renforcement du dollar observé dans la matinée après que le nouveau ministre japonais des Finances, Sadakazu Tanigaki, eut réaffirmé hier qu’il était prêt à intervenir sur les marchés des changes pour enrayer la montée du yen, n’a été que de courte durée. C’est ainsi qu’après avoir progressé jusqu’à 111,75 yens, le dollar ne tardait pas, en l’absence d’intervention de la part du Japon, de renouer avec la baisse en passant sous le seuil de 111 yens. En même temps, l’euro, qui était tombé à 1,14 $, s’est fortement repris dans la foulée en bondissant jusqu’à 1,16 $. C’est ainsi qu’à New York, le billet vert était sur le recul en fin de journée, se négociant à 1,1595 pour un euro contre 1,1475 vendredi dernier, à 1,6665 pour un sterling contre 1,6595, à 110,80 yens contre 111,80 et à 1,3265 FS contre 1,3435.
En Bourse, les marchés US des actions ont démarré la semaine en hausse, sur des habillages de portefeuilles avant la fin du trimestre. En outre, l’annonce par le département du Commerce que les dépenses de consommation des ménages aux États-Unis ont augmenté de 0,8 % en août ainsi que leurs revenus de 0,2 % n’a pas été décevante alors qu’on n’a pas relevé de mauvaises nouvelles. Pourtant en Europe, toutes les Bourses ont de nouveau perdu du terrain, alignant une 7e journée de baisse, alors qu’une nouvelle flambée de l’euro a compromis les tentatives de hausse observées dans la matinée.
À Beyrouth, la demande du dollar à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par la BDL a été facilement placée à des cours légèrement supérieurs au haut de sa fourchette d’intervention. Le maintien de celle-ci entre 1 501 et 1 514 LL a servi donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait toujours à 1 515,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 13 072 actions A et 2 550 actions B de Solidere de 4,26 à 4,27 $ et de 4,45 à 4,55 $ respectivement, alors que 5 300 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23 $.
Élie KAHWAGI
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