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Football - Championnat de France Une journée de gala

Le championnat de France de football se met sur son trente-et-un aujourd’hui et demain pour une 8e journée qui propose, avec Marseille-Nice, Lyon-Lens ou encore Paris SG-Auxerre, plusieurs affiches de gala du point de vue du classement et/ou du prestige.
Pour ces six clubs, tenue de soirée et paillettes sont donc de rigueur, surtout au Stade vélodrome, où le deuxième (Marseille) et le troisième (Nice) sont opposés ce soir.
L’OM a besoin de se remonter le moral après deux défaites à l’extérieur (contre le Real Madrid en C1 puis à Nantes).
Seulement, Nice, victorieux de Lille lors de la 7e journée (2-0), n’est pas un invité très respectueux mais plutôt un dangereux pique-assiette.
Le leader princier, Monaco, lui, optera plutôt pour le bleu de chauffe à domicile face à Toulouse, promu et premier relégable (18e). Un des principaux choix à faire pour l’entraîneur Didier Deschamps : retenir Adebayor ou Prso pour épauler Morientes en attaque. Toulouse, qui a pris un point sur neuf en déplacement, peut en tout cas s’attendre à un défi délicat sur le Rocher.
Le tenant du titre, Lyon, qui rencontre le Celtic Glasgow la semaine prochaine en C1, dispute un choc d’Européens ce soir à Gerland avec la réception de Lens, vainqueur mercredi à Skopje en Coupe de l’UEFA (1-0). Les Lyonnais sont privés de l’attaquant international Sidney Govou, exclu au Mans lors de la dernière journée.
Sochaux et Bordeaux, autres équipes victorieuses en Coupe de l’UEFA cette semaine (respectivement 1-0 et 2-1 face à Myllykosken/FIN et Petrzlaka/SVQ), ont chacun un club corse au programme du week-end : Sochaux se déplace à Bastia (13e), avec le retour du capitaine sochalien Benoît Pedretti, tandis que Bordeaux, en proie au doute, recevra Ajaccio (12e) demain.
Au Parc des Princes, le Paris-SG (11e) et Auxerre (9e) vont tenter de confirmer leur belle prestation du week-end précédent.
Le PSG s’était imposé à Guingamp (2-0) et Auxerre à domicile contre Bastia (4-1).
Strasbourg-Nantes, Lille-Montpellier, Metz-Guingamp et Rennes-Le Mans complètent cette 8e journée.

Le programme
Samedi
Lyon-Lens
Marseille-Nice
Bastia-Sochaux
Lille-Montpellier
Metz-Guingamp
Monaco-Toulouse
Paris SG-Auxerre
Rennes-Le Mans.
Dimanche
Bordeaux-Ajaccio
Strasbourg-Nantes.
Marseille attendu au tournant
Après avoir enregistré pour la première fois depuis la saison dernière deux défaites consécutives face au Real de Madrid (4-2) et Nantes (1-0), Marseille n’accueille pas de la plus sereine des manières Nice ce soir et aura bien plus à perdre dans ce derby que les 3 points mis en jeu.
Après avoir respiré l’espace de quelques minutes les effluves euphorisantes qui ont accompagné le but de Didier Drogba face à Madrid, Marseille a, depuis, reniflé des essences beaucoup moins agréables, suivies d’un début de migraine. Le remède est simple : gagner.
« Il n’y a pas d’autre résultat pour nous relancer », a reconnu Fabio Celestini. Logique implacable.
Du côte de la Canebière, personne ne crie encore au feu après la mauvaise semaine olympienne. Mais à objectifs exigeants, tolérance minimale.
D’autant qu’à Marseille, où tout va plus vite qu’ailleurs, trois défaites consécutives pourraient déclencher bien plus qu’une des habituelles colères « perrinesques » d’après-match dont seuls les joueurs apprécient la saveur.
Claironnés depuis le début de la saion, les objectifs de terminer au minimum deuxième du championnat pourraient mal s’accommoder d’une mini-crise, quasi inévitable en cas de défaite. Pression donc.

« Envie de revanche »
« Nous allons encore vivre des hauts et des bas, nous devons simplement ne pas nous arrêter sur ces deux défaites », temporise Celestini.
« Il pourrait y avoir de petits tiraillements. Mais ce n’est pas le cas. Même si nous avons connu des résultats qui pourraient entamer l’ambiance des troupes », se rassure encore le milieu suisse. « Le groupe a tout simplement une énorme envie de revanche », poursuit-il.
Marseille, qui va devoir enchaîner trois matchs à domicile, recevant après Nice, Belgrade et Bastia, a donc une impérieuse nécessité à renouer avec la victoire.
« On va jouer avec la volonté d’effacer notre défaite à Nantes et reprendre notre chemin en avant », a résumé Alain Perrin.
« Il va falloir faire mal à l’adversaire », a menacé Celestini. Ce que les Phocéens avaient quelque peu oublié à la Beaujoire.
Face aux Aiglons, qui, naturellement, se présentent camouflés d’une humilité feinte, Marseille sera donc une nouvelle fois fixé sur sa capacité de réaction défaillante à Nantes.
« L’OM possède l’un des potentiels les plus impressionnants de France. Il est capable de mettre un carton à n’importe qui. On n’ira pas là-bas pour se cacher, même si, dans ce derby, nous serons le petit Poucet », a prévenu Gernot Rhor.
Le PSG à la reconquête de son « jardin »
Le Paris-SG (11e) reçoit Auxerre (9e) ce soir en espérant qu’un succès contre un adversaire de standing lui permette de reconquérir un public qui montre des signes d’impatience même si le club reste sur deux victoires.
Des 39 000 spectateurs de moyenne après les trois premiers matchs à domicile l’an passé, 6 000 environ ont déserté le Parc des princes cette saison. Face à Toulouse, 30 361 personnes sont venues assister à la première victoire (2-1) à la maison du PSG, soit la plus mauvaise affluence depuis six ans et un PSG-Cannes d’août 1997.
« Ce n’est pas facile de jouer au Parc, explique Vahid Halilhodzic. Il n’y a pas de bons résultats depuis plusieurs années et le public est exigeant. Du coup, je vois pas mal de crispation chez les joueurs. » Après le match amical perdu face à Porto (2-0) fin juillet, le technicien bosniaque avait pourtant exhorté ses joueurs à faire du Parc leur « jardin ».
Peine perdue pour l’instant avec un piètre match nul face à Bastia (0-0), un sérieux revers devant Monaco (4-2) et une victoire laborieuse sur Toulouse (2-1). Du coup, le match contre Auxerre, seule formation de L1 à avoir encaissé un but à chacune de ses rencontres cette saison, pourrait être celui de la réconciliation.

« Coupe d’Europe »
D’autant qu’en championnat, le PSG n’a plus perdu au Parc face aux hommes de Guy Roux depuis près de vingt ans (25 février 1984), à une époque où Bartholomew Ogbeche n’était pas encore né. Par contre, le dernier affrontement entre les deux équipes laisse des souvenirs amers aux supporteurs parisiens.
Fin mai, un but de Boumsong à la dernière minute venait offrir la Coupe de France à Auxerre (2-1), dans une rencontre pourtant dominée par le PSG. Une finale aujourd’hui bien lointaine que seuls, du groupe actuel, Alonzo, Heinze, Déhu, Fiorèse et Paulo César ont vécue.
La page est tournée et le tandem Graille-Halilhodzic a depuis entamé un nouveau chapitre. Après deux succès consécutifs (Toulouse puis Guingamp), le PSG nouveau prend forme.
Véritable test selon Déhu, match de « Coupe d’Europe » selon Halilhodzic, ce PSG-Auxerre est aussi placé sous le signe du duel Pauleta-Cissé, les deux comeilleurs buteurs de la saison 2001-2002. Après un début de saison poussif, le Portugais (2 buts) semble se réveiller depuis qu’il a trouvé deux joueurs, Branko Boskovic (qui sera suspendu) et Selim Benachour, pour lui faire des passes.
Et avec Pauleta, c’est un peu Paris qui reverdit. « Le PSG est de retour, annonce d’ailleurs Halilhodzic. Mais il ne faut pas se voir trop beau. »
Le championnat de France de football se met sur son trente-et-un aujourd’hui et demain pour une 8e journée qui propose, avec Marseille-Nice, Lyon-Lens ou encore Paris SG-Auxerre, plusieurs affiches de gala du point de vue du classement et/ou du prestige.Pour ces six clubs, tenue de soirée et paillettes sont donc de rigueur, surtout au Stade vélodrome, où le deuxième (Marseille) et le troisième (Nice) sont opposés ce soir.L’OM a besoin de se remonter le moral après deux défaites à l’extérieur (contre le Real Madrid en C1 puis à Nantes).Seulement, Nice, victorieux de Lille lors de la 7e journée (2-0), n’est pas un invité très respectueux mais plutôt un dangereux pique-assiette.Le leader princier, Monaco, lui, optera plutôt pour le bleu de chauffe à domicile face à Toulouse, promu et premier relégable (18e). Un...