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Le XV de France apprend à se connaître

Le XV de France poursuit jusqu’au 14 août à Val d’Isère un stage d’oxygénation propice à renforcer les liens et à créer un esprit de corps entre les 30 joueurs qui seront appelés à disputer la Coupe du monde. Entre séances individualisées de musculation, descentes de l’Isère en kayak et initiations aux joies de l’escalade, les Français apprennent à mieux se connaître.
Vers 19 heures, lorsque le mercure fléchit un peu, le rugby reprend ses droits avec des entraînements sur un terrain niché dans la vallée du Manchet à 2 000 mètres d’altitude. Les protégés de Bernard Laporte se préparent à la Coupe du monde qui débute le 10 octobre en Australie. « Le cadre est exceptionnel, c’est-à-dire exactement à la hauteur de l’événement que nous préparons. Tous les jours au réveil, nous nous projetons tout naturellement dans l’exceptionnel », résume le pilier Yannick Bru. « Un tel stage est parfait pour cimenter un groupe. Au fil d’activités ludiques comme le rafting ou l’escalade, nous nous forgeons des souvenirs. Ce stage est placé juste au moment où il faut, juste avant le grand début de notre préparation. Ce stage va nous permettre de nous découvrir sous tous les angles. »
Ce stage d’oxygénation n’est pas une première dans la vie du XV de France mais de l’avis des plus anciens, il n’avait jamais été aussi bien préparé et aussi nécessaire. « Les journées sont tellement bien organisées que nous ne voyons pas le temps passer. Pour l’instant, ce n’est que du plaisir », assure le Toulousain Fabien Pelous. « En 1999, lors de ce même stage, nous étions encore des amateurs. Cette fois, les gars sont arrivés affûtés donc déjà prêts à la performance. » Unanimement, les joueurs saluent une organisation millimétrée et le travail du staff technique composé de 13 membres. « Le staff semble avoir pensé à tous les petits détails », affirme l’ailier Christophe Dominici. « Je suis impressionné. Et comme la Coupe du monde sera l’une de mes dernières compétitions internationales, je savoure. »
« En quatre ans, le rugby a évolué excessivement vite. Alors que le football a mis 35 ans à passer professionnel, nous nous l’avons réussi en cinq ans. L’équipe de France n’aura jamais été aussi bien préparée », estime le Parisien. Encore loin du Centre national du rugby de Marcoussis qu’ils retrouveront le 18 août, les 30 sélectionnés vivent dans une sorte de bulle. « À Val d’Isère, je trouve que la tension et la pression ne sont pas encore palpables. Pour l’instant nous sommes encore dans notre bulle », assure Yannick Bru. De loin, Bernard Laporte observe sa troupe composée d’anciens, de revenants et de gamins. Depuis le début du stage, le sélectionneur ne se mêle qu’à doses homéopathiques aux diverses activités de ses protégés. « C’est bien qu’ils vivent ce truc entre eux. Moi je préfère les observer et prendre du plaisir à les voir bosser, s’appliquer, s’impliquer et sourire. »
Le XV de France poursuit jusqu’au 14 août à Val d’Isère un stage d’oxygénation propice à renforcer les liens et à créer un esprit de corps entre les 30 joueurs qui seront appelés à disputer la Coupe du monde. Entre séances individualisées de musculation, descentes de l’Isère en kayak et initiations aux joies de l’escalade, les Français apprennent à mieux se connaître.Vers 19 heures, lorsque le mercure fléchit un peu, le rugby reprend ses droits avec des entraînements sur un terrain niché dans la vallée du Manchet à 2 000 mètres d’altitude. Les protégés de Bernard Laporte se préparent à la Coupe du monde qui débute le 10 octobre en Australie. « Le cadre est exceptionnel, c’est-à-dire exactement à la hauteur de l’événement que nous préparons. Tous les jours au réveil, nous nous projetons...