Rechercher
Rechercher

Actualités

Changes et Bourses Reprise du dollar sur un marché terne

Après plusieurs journées d’hésitation, le dollar a renoué avec la hausse en cette fin de semaine, face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes sans grand volume. Il a été soutenu par les derniers chiffres de la Fed pour la semaine achevée le mercredi 6 août, montrant que les banques centrales étrangères ont acheté des actifs US pour la première fois depuis quatre semaines, pour un montant de 4,8 mds $. Ce revirement total par rapport aux trois semaines précédentes, quand les Banques centrales européennes avaient été de gros vendeurs d’actifs US, a fait croire que des banques centrales asiatiques avaient procédé à des interventions de soutien au dollar, ce qui a incité les opérateurs à se couvrir en cette monnaie à la veille du week-end. Du coup, l’euro n’était plus aussi soutenu qu’auparavant, d’autant qu’on venait d’apprendre que le PIB italien était ressorti en baisse de 0,1 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent quand il avait reculé aussi de 0,1 %, signalant que la troisième économie de la zone euro est techniquement entrée en récession. De plus, le dollar a trouvé appui hier dans l’annonce par l’OCDE que l’indicateur composite avancé calculé par elle avait fortement progressé aux États-Unis de 1,3 % à 132,6 points en juin alors que sa hausse dans la zone euro n’a pas dépassé 0,3 % à 119,7 points pendant la même période. Par ailleurs, le marché a positivement réagi aux propos du secrétaire US au Trésor, John Snow, qui a parié sur une croissance du PIB américain de plus de 4 % l’an prochain. « L’économie US est d’ores et déjà prête à décoller ; elle est maintenant ramassée avant de bondir », a-t-il assuré hier sur la chaîne CNBC. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar n’a pas tardé à être bien entouré, se négociant finalement à New York à 1,1305 pour un euro contre 1,1375 la veille, à 1,6030 pour un sterling contre 1,6180, à 1,3605 FS contre 1,3505 et à 119,05 yens contre 119.

Volatilité des Bourses
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés en l’absence de nouvelles significatives en provenance de l’économie au lendemain de bons indicateurs publiés la veille. Pourtant, Wall Street devait être soutenue par l’annonce de McDonald’s que ses ventes mondiales ont progressé de 11 % en juillet, alors que la Bourse électronique pâtissait de l’avertissement lancé par Nvidia sur ses résultats au troisième trimestre. En clôture, le Dow Jones a gagné 0,71 % à 9 191,09 points, mais le Nasdaq a perdu 0,49 % à 1 644,03 points. De leur côté, les Bourses européennes ont pour la plupart fini la semaine sur une note positive, soutenues par les résultats de plusieurs sociétés. Le Footsie s’est inscrit ainsi en hausse de 1,27 % à 4 147,80 points, le CAC 40 de 1,12 % à 3 165,49 points et l’Extra Dax de 0,01 % à 3 332,24 points. À Beyrouth, le dollar a achevé la semaine, comme il l’avait débutée, sur un ton soutenu grâce aux achats opérés en cette monnaie au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de souscription aux certificats de dépôt en LL émis par elle à des taux d’intérêt élevés. Mais après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée hier par la hausse de 14 518 actions A de Solidere de 4,75 à 4,83 $, alors que 5 000 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 1,70 $.
Élie KAHWAGI
Après plusieurs journées d’hésitation, le dollar a renoué avec la hausse en cette fin de semaine, face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes sans grand volume. Il a été soutenu par les derniers chiffres de la Fed pour la semaine achevée le mercredi 6 août, montrant que les banques centrales étrangères ont acheté des actifs US pour la première fois depuis quatre semaines, pour un montant de 4,8 mds $. Ce revirement total par rapport aux trois semaines précédentes, quand les Banques centrales européennes avaient été de gros vendeurs d’actifs US, a fait croire que des banques centrales asiatiques avaient procédé à des interventions de soutien au dollar, ce qui a incité les opérateurs à se couvrir en cette monnaie à la veille du week-end. Du coup, l’euro n’était plus...