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Changes et Bourses Dollar toujours vulnérable

Le dollar est resté pratiquement faible face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, malgré la publication de statistiques économiques américaines meilleures qu’attendu et le succès de la dernière adjudication trimestrielle de bons du Trésor US à 10 ans après celui rencontré la veille par les bons à 5 ans. L’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont diminué de 3 000 la semaine dernière (à 390 000) n’a guère impressionné les opérateurs surtout que ce chiffre est toujours sujet à révision. Il en est de même de la forte hausse de 5,7 %, au lieu de 4 %, de la productivité américaine au 2e trimestre contre 2,1 % au 1er, car il s’est avéré qu’elle n’a augmenté que grâce à la réduction des effectifs au sein des entreprises, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour une économie qui supprime des emplois. La réaction du marché après ces chiffres n’a donc pas été d’acheter des dollars car ce développement souligne encore une fois les problèmes du chômage aux États-Unis. Enfin, l’annonce que le Trésor US a alloué hier pour 18 mds $ de bons à 10 ans sur un total de soumissions de 31,58 mds $ n’a eu qu’un impact très limité sur le billet vert, malgré que ce résultat place à 2 le ratio de la demande par rapport à l’offre contre 1,2 lors de la précédente adjudication trimestrielle de mai 2003. De l’avis unanime des analystes, le dollar a besoin de création d’emplois pour s’apprécier et pas d’autre chose. En effet, il a dû se négocier finalement à New York sur un ton vulnérable à 1,1375 pour un euro contre 1,1345 la veille, à 1,6180 pour un sterling contre 1,61, à 1,3510 FS contre 1,3530 et à 119,05 yens contre 120,20.

Évolution mitigée des Bourses
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés hier, Wall Street gagnant 0,71 % à 9 126,45 points après un départ en baisse et le Nasdaq, toujours dans une phase de correction technique, cédant 0,03 % à 1 652,21 points. Les bonnes nouvelles économiques publiées hier ainsi que le résultat encourageant de l’adjudication de bons du Trésor US à 10 ans n’ont eu que peu d’impact sur la tendance. Il en est de même de l’annonce par Wal-Mart d’une forte hausse de 4,6 % de ses ventes en juillet qui n’a dynamisé que passagèrement l’ensemble de la cote. Les Bourses européennes ont également fait l’objet d’hésitation hier, trouvant appui par endroits dans les bons résultats de Barclays et de Total, mais souffrant dans d’autres endroits des mauvaises performances de Bayer et de BASF. En clôture, le Footsie s’est adjugé en hausse de 0,62 % à 4 095,60 points et le CAC 40 de 0,14 % à 3 130,56 points alors que l’Extra Dax cédait 1,3 % à 3 331,89 points. À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes n’a subi aucun changement hier, le dollar continuant à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par elle. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi encore une fois à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait invariablement à 1 514 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 15 198 actions A de Solidere de 4,80 à 4,75 $ et la hausse de 200 actions B de la même société de 4,86 à 4,99 $ ainsi que de 3 000 actions C de la Byblos Bank de 1,65 à 1,70 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar est resté pratiquement faible face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, malgré la publication de statistiques économiques américaines meilleures qu’attendu et le succès de la dernière adjudication trimestrielle de bons du Trésor US à 10 ans après celui rencontré la veille par les bons à 5 ans. L’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont diminué de 3 000 la semaine dernière (à 390 000) n’a guère impressionné les opérateurs surtout que ce chiffre est toujours sujet à révision. Il en est de même de la forte hausse de 5,7 %, au lieu de 4 %, de la productivité américaine au 2e trimestre contre 2,1 % au 1er, car il s’est avéré qu’elle n’a augmenté que grâce à la réduction des effectifs au sein des entreprises, ce qui...