Le dollar a continué d’évoluer étroitement dans les deux sens face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes toujours désorientés. D’un côté, les opérateurs se sont montrés préoccupés par les mauvais chiffres allemands de l’emploi qui se sont soldés par une augmentation de 94 573 chômeurs en juillet pour atteindre 4,352 millions, soit 10,4 % de la population active contre 10,2 % en juin. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’institut national de conjoncture DIW que le PIB allemand aurait reculé de 0,2 % au 2e trimestre par rapport au 1er et qu’il n’attendait pas d’amélioration notable de l’économie germanique dans l’immédiat. Mais d’un autre côté, ils ont été inquiétés sur le front du dollar par le dernier rapport du cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas selon lequel les annonces de suppressions d’emplois dans les entreprises US ont augmenté de 59 715 en juin à 85 117 en juillet (+43 %). Pourtant, l’annonce d’un rebond de 2,3 % des commandes dans l’industrie allemande en juin sur un mois est venue atténuer les craintes au sujet de l’économie germanique et de l’euro. Il en est de même du bon déroulement hier de l’adjudication trimestrielle de bons du Trésor US à 5 ans qui a fait oublier l’accueil décevant réservé la veille à l’adjudication de bons à 3 ans. Dans ce contexte, l’euro, qui avait franchi à la hausse le seuil de 1,14 $ (à 1,1425 $) dans la matinée, n’a pas tardé à revenir en deçà de cette barre ensuite pour frôler le seuil de 1,13 $ (à 1,1325 $). Mais tout cela n’a pas permis au dollar de renouer franchement avec la hausse car il s’est finalement négocié à New York à 1,1350 pour un euro contre 1,1375 la veille, à 1,61 pour un sterling contre 1,6125, à 1,3520 FS contre 1,3485 et à 120,15 yens contre 119,85.
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés hier, Wall Street gagnant finalement 0,28 % à 9 061,74 points après un départ en baisse, mais le Nasdaq perdait 1,24 % à 1 652,68 points. Le regain d’intérêt manifesté pour certains secteurs de la cote, notamment les télécoms, les automobiles et la production militaire, a compensé l’inquiétude du marché au sujet de Cisco, dont le tassement des ventes n’a pas rassuré les investisseurs sur ses perspectives, et de Microsoft, accusée par la Commission européenne d’abuser de sa position dominante dans son domaine.
Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé en baisse, les pétrolières, les banques et les médias plombés. En clôture, le CAC 40 a cédé 1,93 % à 3 126,15 points, l’Extra Dax 1,82 % à 3 375,66 points et le Footsie 1,23 % à 4 070,40 points.
À Beyrouth, la demande du dollar à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par la BDL s’est contractée hier, alors que l’offre disponible en cette monnaie continuait à se manifester au haut de la fourchette d’intervention de celle-ci. Mais après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL dans les échanges interbancaires.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 44 219 actions A de Solidere de 4,80 à 4,76 $ et le maintien de 178 actions C de la Banque Audi à 17,50 $, dans un marché creux sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a continué d’évoluer étroitement dans les deux sens face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes toujours désorientés. D’un côté, les opérateurs se sont montrés préoccupés par les mauvais chiffres allemands de l’emploi qui se sont soldés par une augmentation de 94 573 chômeurs en juillet pour atteindre 4,352 millions, soit 10,4 % de la population active contre 10,2 % en juin. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’institut national de conjoncture DIW que le PIB allemand aurait reculé de 0,2 % au 2e trimestre par rapport au 1er et qu’il n’attendait pas d’amélioration notable de l’économie germanique dans l’immédiat. Mais d’un autre côté, ils ont été inquiétés sur le front du dollar par le dernier rapport du cabinet conseil Challenger,...