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Changes et Bourses Marchés hésitants

Après plusieurs séances dominées par les répercussions du communiqué du G7 appelant à une plus grande flexibilité des taux de change, les opérateurs ont recentré leur attention sur les indicateurs économiques publiés hier de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, ils ont été déçus par la baisse de 0,9 % des commandes de biens durables aux États-Unis en août contre une hausse de 1,5 % en juillet, alors qu’ils tablaient sur une hausse de 0,6 % de cet indice. Mais d’un autre côté, ils n’ont pas été rassurés par l’annonce du département US du Travail que le nombre des demandes d’allocations chômage a diminué de 19 000 la semaine dernière pour ne pas dépasser au total 381 000, car certains services administratifs aux États-Unis étaient fermés pendant cette période en raison de l’ouragan Isabel empêchant des demandeurs d’emplois de se manifester. De ce fait, le dollar a profité à peine de ces statistiques face à l’euro qui a trouvé appui dans la hausse de l’indice IFO qui mesure le climat des affaires en Allemagne de 90,8 pts en août à 91,9 pts en septembre. Pourtant, il a été soutenu face au yen par les propos tenus par le nouveau ministre japonais des Finances, Sadakazu Tanigaki. Celui-ci a laissé entendre que le Japon était prêt à intervenir sur les marchés pour limiter la hausse du yen malgré l’appel lancé par le G7 à ce sujet. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar, qui s’est apprécié face à la devise nippone, a éprouvé beaucoup de mal à s’engager dans une direction précise contre les monnaies européennes. Il s’est, en effet, finalement négocié à New York à 1,1496 pour un euro contre 1,1495 la veille, à 1,6605 pour un sterling contre 1,6595, à 1,3445 FS contre 1,35 mais à 112 yens contre 111,70. En Bourse, les marchés US étaient également indécis, évoluant entre la hausse et la baisse après la publication de statistiques économiques en demi-teinte. La cote a ainsi tenté une reprise après les pertes de la veille mais sans succès, car il n’y a pas beaucoup d’incitation à la hausse. En effet, nombre d’opérateurs se sont contentés de quelques habillages de portefeuilles avant la fin du trimestre. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart fini en baisse, affectées par la faiblesse du dollar, qui pénalise les sociétés exportatrices, et par les risques pour la reprise économique d’une hausse des prix pétroliers.
À Beyrouth, le dollar continuait d’être recherché à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle à 3 ans. Il s’est négocié en effet entre 1 515 et 1 515,50 LL, largement au-dessus de son taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL par la BDL, témoignant de la pénurie d’offres en cette monnaie.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse avec le recul de 11 695 actions A et 3 650 actions B de Solidere de 4,29 à 4,26 $ et de 4,51 à 4,48 $ respectivement, alors que 1 091 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 1,67 $.
Élie KAHWAGI
Après plusieurs séances dominées par les répercussions du communiqué du G7 appelant à une plus grande flexibilité des taux de change, les opérateurs ont recentré leur attention sur les indicateurs économiques publiés hier de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, ils ont été déçus par la baisse de 0,9 % des commandes de biens durables aux États-Unis en août contre une hausse de 1,5 % en juillet, alors qu’ils tablaient sur une hausse de 0,6 % de cet indice. Mais d’un autre côté, ils n’ont pas été rassurés par l’annonce du département US du Travail que le nombre des demandes d’allocations chômage a diminué de 19 000 la semaine dernière pour ne pas dépasser au total 381 000, car certains services administratifs aux États-Unis étaient fermés pendant cette période en raison de l’ouragan...