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Changes et Bourses Hésitation du dollar et évolution mitigée des Bourses

Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur des marchés des changes dépourvus d’orientation, après la publication hier de bons indicateurs économiques de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, les opérateurs ont ignoré la hausse de l’indice ISM, calculé par le groupement national des directeurs d’achats aux États-Unis, à 65,1 points en juillet contre 60,6 points en juin, niveau bien meilleur que la prévision de 58 points sur laquelle tablaient les analystes et qui dépasse le précédent record de 63,2 points datant d’octobre 1997. Mais le dollar n’a pas profité de ce chiffre, qui renforce le scénario d’une reprise de l’économie US, car les opérateurs ont continué à ajuster leurs positions de change à la lumière des statistiques de l’emploi publiées la semaine dernière et qui avaient déçu leurs attentes. D’un autre côté, la monnaie unique n’a pas pu profiter aussi des premiers signes marginaux de reprise du secteur des services dans la zone euro, la hausse de l’indice des acheteurs dans ce secteur calculé par NTC Research à 50,2 points en juillet contre 48,2 points en juin étant passée comme inaperçue. Il en est de même de l’annonce par les directeurs d’achats en France (CDAF) que leur indice dans ce même secteur s’est inscrit en juillet à 51,8 points contre 49,3 points en juin, marquant un retour de la croissance dans l’économie. Même réaction passive face à la stabilité du taux de chômage à 8,9 % en juin dans la zone euro, selon Eurostat, ainsi qu’à l’annonce par l’Office des statistiques nationales en Grande-Bretagne d’une hausse de 0,7 % de la production industrielle pendant la même période. Pourtant, les marchés ont hésité à s’engager dans une direction claire et le dollar s’est finalement négocié à New York sans tendance déterminée à 1,1370 pour un euro contre 1,1360 la veille, à 1,6120 pour un sterling contre 1,6115, à 1,3485 FS contre 1,3465 et à 119,90 yens contre 120,35. En Bourse, les marchés américains sont restés dans le rouge, sous la pression de prises de bénéfices, alors que les opérateurs ignoraient la publication d’un bon indicateur sur les services. Selon les analystes, l’attentat de Djakarta a ravivé les inquiétudes géopolitiques qui empêchent les investisseurs de prendre de nouvelles initiatives. C’est ainsi que Wall Street a fini en baisse de 1,63 % à 9 036,32 points et le Nasdaq de 2,36 % à 1 673,56 points. Au contraire, les Bourses européennes ont terminé en nette hausse, portées par de bons indicateurs économiques dans la zone euro et en Grande-Bretagne. L’indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1,45 % à 3 187,61 points, l’Extra Dax de 0,97 % à 3 438,36 points et le Footsie de 0,51 % à 4 121 points. À Beyrouth, le dollar a continué à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par elle. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi encore une fois à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait invariablement à 1 514 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 22 926 actions A et de 1 375 actions B de Solidere de 4,89 à 4,83 $ et de 4,95 à 4,86 $ respectivement ainsi que de 705 actions C de la Byblos Bank de 1,69 à 1,65 $ d’un côté, et de l’autre la hausse de 5 000 actions de Lebanon Holdings de 4,75 à 5 $ et la stabilité de 150 certificats GDR de la Blom Bank à 23,75 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur des marchés des changes dépourvus d’orientation, après la publication hier de bons indicateurs économiques de part et d’autre de l’Atlantique. D’un côté, les opérateurs ont ignoré la hausse de l’indice ISM, calculé par le groupement national des directeurs d’achats aux États-Unis, à 65,1 points en juillet contre 60,6 points en juin, niveau bien meilleur que la prévision de 58 points sur laquelle tablaient les analystes et qui dépasse le précédent record de 63,2 points datant d’octobre 1997. Mais le dollar n’a pas profité de ce chiffre, qui renforce le scénario d’une reprise de l’économie US, car les opérateurs ont continué à ajuster leurs positions de change à la lumière des statistiques de l’emploi publiées...