faisait un scandale d’enfer
La mythique route 666, surnommée « route de l’enfer » ou « route du diable » en raison du nombre associé à Satan dans la Bible, a été officiellement rebaptisée « route 491 ». De nombreuses voix s’étaient élevées pour demander le changement de nom de cette route, l’une des plus dangereuses de l’État américain du Nouveau-Mexique. « Après 77 ans d’inquiétude et de mécontentement, nous avons finalement retiré toute référence au Malin », s’est félicité le gouverneur Bill Richardson lors de la cérémonie d’inauguration. La route serpente dans les montagnes sur 160 km entre les villes de Gallup et de Shiprock. À cause de son mauvais état, elle affiche un ratio de mort par kilomètre parmi les plus élevés de l’État. En 2002, onze personnes y ont trouvé la mort dans des accidents, et six pendant les six premiers mois de cette année, ont annoncé les responsables des transports. Le nombre 666 est appelé le « nombre de la bête » en référence à un passage de l’Apocalypse de saint Jean dans le Nouveau testament. La route a pris le nom 491 parce qu’elle est la quatrième à croiser la route 191. La plupart des panneaux indicateurs portant le nombre 666 ont été volés depuis l’annonce du changement de nom en mai dernier. Les autorités mettent ces vols sur le compte de collectionneurs, Satan étant apparemment hors du coup.
Une pleine page de journal
pour déclarer sa flamme
Un Norvégien a passé une annonce des plus originales dans un journal populaire, dont il a intégralement acheté la dernière page pour y demander la main de sa bien-aimée. « Synne, veux-tu te marier avec moi ? », lit-on au dos du supplément hebdomadaire de Dagbladet. Sous le titre, qui prend toute la largeur de la page, une photo : Bengt Berglund, en grand costume, un bouquet de roses à la main, et entouré de... quatre femmes plutôt âgées sur le banc d’un sauna. Une pleine page de publicité dans Dagbladet coûte la bagatelle de 126 000 couronnes norvégiennes (15 422 euros) mais Bengt Berglund, âgé de 36 ans, a bénéficié d’un « petit rabais » dans la mesure où il travaille lui-même dans la section commerciale du quotidien. Selon le journal électronique Nettavisen, Synne a dit « oui ». « C’était tellement original, et puis, c’est tellement lui », a réagi la future mariée.
La bouteille à la mer datant de 1943, une mystification
La bouteille à la mer retrouvée récemment sur une plage suédoise, dont le message était daté de 1943, a en fait été lancée l’été dernier par une fillette âgée d’alors 11 ans, qui s’est inspirée de l’histoire de sa propre grand-mère, a relevé le quotidien Dagens Nyheter. Un touriste suisse avait retrouvé la semaine dernière une bouteille contenant une lettre, écrite sur un papier bien jauni, datée de 1943. Une réfugiée estonienne, Maja Westerman, s’y demandait dans un anglais enfantin si la guerre était finie. « Cher ami, nous habitons sur une île. Nous sommes arrivés sur cette île il y a un an. Le bateau est venu d’Estonie avec ma sœur et moi. La famille du gardien du phare est très gentille, mais nous rêvons toujours de notre foyer. La guerre est-t-elle finie. Nous attendons la paix et l’amitié. Je serais très reconnaissante si je pouvais retrouver ma famille », écrivait Maja, qui disait se trouver sur une petite île suédoise, en pleine mer Baltique. La bouteille a en fait été lancée à la mer l’été dernier par une autre Maja, née en 1991. Pour écrire sa lettre, elle a expliqué s’être inspirée de l’histoire de sa propre grand-mère, Edit Westerman, qui avait fui l’Estonie en bateau avec sa sœur et onze autres jeunes, fin 1943, pour rejoindre la Suède. De nombreux réfugiés des pays baltes avaient gagné la Suède (neutre) à travers la Baltique pendant la Seconde Guerre mondiale, leurs patries étant occupées tour à tour par les Soviétiques et les Allemands.


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