Le dollar est resté sous pression en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux après la déception causée par les chiffres sur l’emploi aux États-Unis en juillet publiés vendredi dernier. Le taux du chômage US s’est établi à 6,2 % contre 6,4 % de la population active en juin, mais l’économie a perdu 44 000 emplois nets le mois dernier, alors que les analystes tablaient sur 10 000 créations d’emplois. Ce développement, qui a incité les investisseurs à revoir à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie US, a continué de peser sur le billet vert, notamment face à l’euro bien que la croissance de l’économie européenne soit de loin en deçà de celle enregistrée aux États-Unis (+0,2 % contre +2,4 % aux États-Unis au deuxième trimestre). De ce fait, les opérateurs se sont montrés très indifférents hier à l’annonce par le département US du Commerce que les commandes industrielles ont augmenté de 1,7 % en juin par rapport à mai (voir par ailleurs), témoignant de la fermeté du secteur manufacturier. Il en est de même de l’annonce par l’Insee que le commerce de détail en France a diminué de 2,1 % en mai sur un mois et que l’activité dans l’ensemble du secteur des services de la deuxième économie de la zone euro a fléchi au deuxième trimestre 2003. Même réaction face à la publication par la Caisse des dépôts et consignations d’un rapport faisant état du fait que la croissance du PIB français devrait être légèrement négative (-0,1 %) au deuxième trimestre 2003 par rapport au premier et qui est passé inaperçu. Tout cela laisse croire que le marché digère toujours mal les chiffres sur l’emploi publiés vendredi aux États-Unis, montrant que la situation économique US est loin d’être complètement rose. Le dollar est resté, en effet, délaissé sauf face au yen, qui a souffert d’un sondage soulignant une nette baisse de la cote du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi. Il s’est ainsi négocié à New York à 1,1360 pour un euro contre 1,1275 vendredi dernier, à 1,6105 pour un sterling contre 1,6110, à 1,3465 FS contre 1,3765 mais à 120,40 yens contre 120,10.
Volatilité des Bourses
En Bourse, Wall Street a repris un peu de couleur en fin de journée, contrairement à la Bourse électronique qui est restée dans le rouge. À cet égard, l’annonce d’une hausse de 10,4 % des ventes de semi-conducteurs en juin sur un an n’a guère impressionné les opérateurs. En effet, Wall Street a gagné 0,35 % à 9 186,04 points alors que le Nasdaq perdait 0,09 % à 1 714,06 points. Les Bourses européennes, à l’exception de Londres qui a été soutenue par les bons résultats de la HSBC, ont replongé avant la reprise de Wall Street. L’Extra Dax a fini en baisse de 0,98 % à 3 405,31 points et le CAC 40 de 0,87 % à 3 142 points alors que le Footsie parvenait à gagner 0,04 % à 4 100,10 points. À Beyrouth, le dollar est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement aux certificats de dépôt émis par elle en LL. Mais après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé d’un côté la baisse de 7 695 actions A et 3 000 actions B de Solidere de 4,90 à 4,89 $ et de 5 à 4,95 $ respectivement ainsi que de 7 000 actions C de la Byblos Bank de 1,70 à 1,69 $, et d’un autre côté la hausse de 4 200 certificats GDR de la Blom Bank de 23,25 à 23,75 $ et de 80 000 actions de Lebanon Holdings de 4 à 4,75 $.
Élie KAHWAGI
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