« Nous avons un déficit à combler en Ligue des champions mais il serait fatal de se concentrer uniquement sur cet objectif car, alors, nous courrions le risque de ne rien gagner au niveau national », prévient l’entraîneur du Bayern, Ottmar Hitzfeld, avant le début du championnat aujourd’hui.
« Nous avons un doublé à défendre », insiste-t-il. Malgré une élimination inattendue dès la première phase de poule de la Ligue des champions, les Bavarois ont remporté la saison dernière leur 18e titre de champion d’Allemagne quatre journées avant la fin de la compétition puis ont surclassé Kaiserslautern 3-1 en finale de la Coupe.
Quatre fois champion au cours des cinq dernières saisons, le Bayern Munich ne semble avoir, une nouvelle fois, aucun adversaire à sa mesure en Bundesliga.
Les Munichois se sont renforcés en défense à l’intersaison, avec les arrivées de l’Argentin Martin Demichelis et du jeune international allemand Tobias Rau.
Au milieu, ils pourront toujours compter sur le talentueux Michael Ballack, élu meilleur joueur du championnat de la saison écoulée, pour éclairer le jeu et fournir en ballons décisifs l’implacable buteur brésilien, Giovanne Elber, meilleur cobuteur la saison dernière avec 21 réalisations.
Dortmund ambitieux
Le Bayern enregistre également au milieu de terrain le retour du prometteur Sebastian Deisler, dont la première année chez le champion d’Allemagne a été gâchée par des blessures à répétition.
Les Bavarois pourraient définitivement doucher les derniers espoirs de leurs rivaux s’ils réussissent à conclure l’arrivée fortement pressentie du buteur néerlandais Roy Makaay, meilleur buteur de la dernière Liga espagnole sous le maillot de La Corogne.
Avec le tarissement des revenus tirés des droits télévisés, les autres clubs de la Bundesliga n’ont pas été dépensiers sur le marché des transferts à l’intersaison et aucun ne semble en mesure de contester la suprématie du Bayern.
Le VfB Stuttgart, surprenant deuxième la saison dernière, va devoir combler le vide provoqué par le départ à la retraite de son meneur de jeu bulgare, Krassimir Balakov, qui a intégré l’encadrement technique de l’équipe.
« Parvenir près du sommet est une chose, mais le plus difficile est d’y rester », prévient modestement Felix Magath, l’entraîneur de Stuttgart.
Champion en 2002, le Borussia Dortmund a terminé troisième la saison dernière mais il pourrait redevenir le principal adversaire du Bayern cette année grâce à la conjugaison des talents du Tchèque Tomas Rosicky, au milieu, et des attaquants brésilien Marcio Amoroso et tchèque Jan Koller.
« Notre objectif est clairement l’une des deux premières places », avance l’entraîneur Matthias Sammer, qui sera toutefois privé du défenseur brésilien Evanilson et du milieu Torsten Frings pour une période estimée à six mois.
Hambourg, le Hertha Berlin, le Werder Brême de Johan Micoud et Schalke 04 devraient lutter pour les places européennes avec Wolsfburg, qui s’est renforcé avec l’arrivée du jeune prodige argentin Andres D’Alessandro, capitaine de River Plate, champion d’Argentine, et meneur de jeu gaucher, comme Diego Maradona.
Éternel second ces dernières saisons avant d’éviter de justesse la relégation l’année dernière, le Bayer Leverkusen devrait se battre pour une place en milieu de tableau.
Si la domination prévisible du Bayern sur le terrain se confirme, les Munichois pimenteront peut-être la nouvelle saison de Bundesliga par les frasques légendaires de ses joueurs en coulisses, qui lui ont valu le surnom de FC Hollywood.


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