Anelka, 24 ans, a inscrit dimanche son 1er but à la 48e minute sur un penalty, égalisant pour les Blues. Après un 2e but de l’Allemand Michael Ternat, Anelka a converti un second penalty à la 68e minute avant de marquer son 3e but de la journée d’un tir de plus de 20 mètres.
Avec cinq buts en cinq journées, Anelka occupe la 1re place du classement des buteurs, à égalité avec Michael Owen (Liverpool), Alan Shearer (Newcastle), tous deux auteurs d’un doublé, et Teddy Sheringham (Portsmouth).
Son compatriote d’Arsenal, Thierry Henry, pointe juste derrière avec quatre réalisations.
« Les gens oublient que Nicolas n’a que 24 ans. Moi, à 27 ans, j’apprenais encore ce qu’était le football », explique Kevin Keegan admiratif, dont l’équipe engagée cette saison en Coupe de l’UEFA pointe à la 3e place de la Premier League, à trois points du leader Arsenal.
Pour l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre, « s’il continue à développer ses qualités à ce rythme, d’ici à trois ans Anelka peut être le meilleur attaquant du monde ».
« Il est capable de gestes que je n’avais encore jamais vus durant toute ma carrière. Ses changemenst de rythme sont exceptionnels et il est encore loin d’avoir montré tout son potentiel. »
3e club anglais
Pour son partenaire anglais Steve McManaman qui faisait ses débuts avec Manchester City après avoir été transféré cet été du Real Madrid, « lui et moi pouvons aider City à rester en haut de tableau. Nous avons une équipe pleine d’internationaux, cela aide les plus jeunes ».
Formé au Paris-Saint-Germain, Anelka traîne une réputation d’enfant gâté. Il a connu une première expérience anglaise à Arsenal durant deux saisons (1997-99) avant de partir en 1999 et pour un an au Real Madrid, où il a marqué les deux buts de la qualification pour la finale de la Ligue des champions, puis d’entamer un bras de fer avec le club merengue.
Après son retour mouvementé au Paris-SG, où il ne s’est jamais imposé, Anelka a finalement repris le chemin de l’Angleterre sous les couleurs de Liverpool pour finalement arriver à Manchester City en juin 2002.
Ex-international (28 sélections, six buts) et champion d’Europe en 2000, le joueur de Manchester City a claqué la porte des Bleus en refusant d’être considéré comme la doublure de la doublure, en l’occurrence, à l’époque, le Lyonnais Sidney Govou. Depuis, il n’en finit plus de critiquer le sélectionneur Jacques Santini, qui, ayant en plus l’embarras du choix en attaque, se passe très bien de lui.


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