La procureur sortante du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), Carla Del Ponte, a indiqué que des « pressions rwandaises ont contribué » au non-renouvellement de son mandat au parquet du TPIR, dans un entretien diffusé hier par l’agence Hirondelle. « Je ne me sens pas “victime” et je ne parlerai pas de “mise à l’écart”. Mon mandat n’a pas été renouvelé. Mais il est vrai que le côté politique a beaucoup joué. Le Rwanda a plusieurs fois demandé ma démission », a indiqué Mme Del Ponte. « Il est clair que tout cela a commencé quand nous avons entrepris ces enquêtes spéciales (sur les crimes commis par le Front patriotique rwandais, FPR, ex-rébellion tutsie, au pouvoir depuis 1994) », a-t-elle ajouté. « Donc, oui, les pressions rwandaises ont contribué à ce non-renouvellement de mandat. D’un autre côté, il ne faut pas personnaliser ce genre de mandat, de fonction », a-t-elle poursuivi. « La politique est dans les coulisses des enquêtes que nous menons pour les deux tribunaux (pour la Yougoslavie et le Rwanda). Ce qu’il ne faut pas accepter, ce sont les pressions politiques sur les enquêtes, même si elles touchent les autorités politiques des pays où ces crimes ont été commis », a souligné Mme Del Ponte. « Le procureur doit garder son indépendance, d’ailleurs clairement établie par la loi. Nous avons toujours veillé à cela », a-t-elle rappelé.
Actualités
Tpir Carla Del Ponte évoque
le 16 septembre 2003 à 00h00
La procureur sortante du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), Carla Del Ponte, a indiqué que des « pressions rwandaises ont contribué » au non-renouvellement de son mandat au parquet du TPIR, dans un entretien diffusé hier par l’agence Hirondelle. « Je ne me sens pas “victime” et je ne parlerai pas de “mise à l’écart”. Mon mandat n’a pas été renouvelé. Mais il est vrai que le côté politique a beaucoup joué. Le Rwanda a plusieurs fois demandé ma démission », a indiqué Mme Del Ponte. « Il est clair que tout cela a commencé quand nous avons entrepris ces enquêtes spéciales (sur les crimes commis par le Front patriotique rwandais, FPR, ex-rébellion tutsie, au pouvoir depuis 1994) », a-t-elle ajouté. « Donc, oui, les pressions rwandaises ont contribué à ce non-renouvellement de mandat. D’un autre côté, il ne faut pas personnaliser ce genre de mandat, de fonction », a-t-elle poursuivi. « La politique est dans les coulisses des enquêtes que nous menons pour les deux tribunaux (pour la Yougoslavie et le Rwanda). Ce qu’il ne faut pas accepter, ce sont les pressions politiques sur les enquêtes, même si elles touchent les autorités politiques des pays où ces crimes ont été commis », a souligné Mme Del Ponte. « Le procureur doit garder son indépendance, d’ailleurs clairement établie par la loi. Nous avons toujours veillé à cela », a-t-elle rappelé.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir