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Changes et Bourses Baisse du dollar et volatilité de Wall Street

Le dollar a souffert de la publication hier d’une batterie d’indicateurs aux États-Unis qui ont déçu les attentes du marché et soutenu les autres grandes monnaies, notamment l’euro, qui est parvenu à faire une incursion au-dessus du seuil de 1,13 $ pour la 1re fois depuis le 14 août. Ce renversement de tendance est intervenu après l’annonce par l’Université du Michigan que son indice préliminaire mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a reculé à 88,2 pts en septembre contre 89,3 pts en août, alors que les analystes tablaient sur une hausse de cet indice à 90,4 pts. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre du département US du Commerce que les ventes de détail ont augmenté de 0,6 % seulement en août, au lieu de 1,5 % comme attendu, contre 1,3 % en juillet. Ces chiffres ont été interprétés comme un signe avant-coureur d’un ralentissement de la croissance économique, dans la mesure où les dépenses de consommation représentent, à elles seules, les 2/3 du PIB américain. Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré la hausse de 0,4 % de l’indice des prix à la production aux États-Unis en août contre 0,1 % en juillet, dont l’accélération s’explique en grande partie par l’augmentation de la demande intérieure, et ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse du dollar. Celui-ci avait été soutenu un peu plus tôt par la publication dans le Wall Street Journal des résultats d’une enquête conduite auprès de 53 prévisionnistes très connus pour leurs pronostics économiques, selon lesquels la croissance du PIB des États-Unis devrait atteindre au 2e semestre de 2003 le rythme le plus élevé sur une base annuelle depuis la période correspondante de 1999 lorsqu’elle s’était établie à environ 6 %. La monnaie unique avait alors fléchi jusqu’à 1,1150 $ avant de profiter ensuite d’un fort courant de prises de bénéfices sur le dollar qui s’est finalement négocié à New York à 1,1290 pour un euro contre 1,1205 la veille, à 1,6030 pour un sterling contre 1,5945, à 1,3790 FS contre 1,3845, mais à 117,35 yens contre 117,05 dans la crainte d’une attaque éclair de la Banque du Japon pour contrecarrer la hausse de sa monnaie. À Beyrouth, la demande du dollar au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle en LL à 3 ans et à un taux d’intérêt très élevé s’est un peu contractée. Mais il n’en demeure pas moins qu’il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514,75 LL après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL. En Bourse, les marchés US sont parvenus à se reprendre en fin de journée sur des achats du découvert et une chasse aux bonnes affaires, après avoir pâti des mauvais chiffres sur la consommation aux États-Unis et des résultats décevants d’Oracle. En clôture, Wall Street a gagné 0,12 % à 9 471,55 pts et le Nasdaq 0,48 % à 1 855,04 pts. De l’autre côté de l’Atlantique, toutes les Bourses européennes avaient au contraire terminé dans le rouge, inquiètes de la chute des places US à l’ouverture et de la flambée de l’euro. Le CAC 40 a perdu 0,77 % à 3 322,56 pts, l’Extra Dax 1,65 % à 3 508,06 pts et le Footsie 0,1 % à 4 237,80 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 3 816 actions A de Solidere de 4,40 à 4,37 $ et la hausse de 9 396 actions au porteur des Ciments Blancs de 1 à 1,5 $, alors que 1 339 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 1,67 $.

Élie KAHWAGI
Le dollar a souffert de la publication hier d’une batterie d’indicateurs aux États-Unis qui ont déçu les attentes du marché et soutenu les autres grandes monnaies, notamment l’euro, qui est parvenu à faire une incursion au-dessus du seuil de 1,13 $ pour la 1re fois depuis le 14 août. Ce renversement de tendance est intervenu après l’annonce par l’Université du Michigan que son indice préliminaire mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a reculé à 88,2 pts en septembre contre 89,3 pts en août, alors que les analystes tablaient sur une hausse de cet indice à 90,4 pts. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre du département US du Commerce que les ventes de détail ont augmenté de 0,6 % seulement en août, au lieu de 1,5 % comme attendu, contre 1,3 % en juillet....