« J’attends une réaction des joueurs après la faible prestation en Islande », a lancé Voeller, 43 ans, qui retrouve l’un de ses prédécesseurs à la tête de la Nationalmannschaft, Berti Vogts, 56 ans, aujourd’hui sélectionneur de l’Écosse.
Voeller, champion du monde 1990, qui exige que ses joueurs abordent les « Bravehearts » avec « du sang dans les chaussures », a besoin de quatre points en deux matchs à domicile, le dernier ayant lieu le 11 octobre contre l’Islande.
« Théoriquement, nous pourrions nous satisfaire d’un point mercredi, mais nous en voulons absolument trois pour reprendre la tête du groupe », a lancé le vice-champion du monde en titre.
L’Islande, exempte ce soir, est en tête du groupe avec 13 points, devant l’Allemagne (12) et l’Écosse (11).
« Contre l’Écosse, je ne ferai jouer que ceux qui se déchirent à 100% », avait affirmé Voeller, mais la liste des blessés limite ses choix.
« Espérons qu’il pourra rassembler onze tels joueurs », a ironisé le quotidien à grand tirage Bild, lundi.
« Rien à perdre »
La principale victime est Christian Rahn, totalement dépassé à Reykjavik. L’autre est Sebastian Deisler, revenu en sélection samedi après une absence de 15 mois sur blessure et qui s’est à nouveau blessé à la cuisse gauche lundi soir.
Sebastian Kehl devrait conserver sa place, bénéficiant du forfait de Jens Jeremies, déjà absent contre l’Islande. Oliver Neuville, souffrant d’une hanche, est incertain, et Fredi Bobic sera titulaire avec Miroslav Klose en attaque.
« Nous n’avons rien à perdre. Naturellement, l’Allemagne est favorite. Mais nous nous rendons confiants à Dortmund », a déclaré Berti Vogts, qui, après la victoire sur les îles Féroé (3-1), nage sur une vague de sympathie de la presse écossaise qui l’avait encore récemment critiqué.
Il devra se passer de Stephen Crawford, suspendu après son deuxième avertissement. Paul Lambert est incertain. En revanche, Steven Pressley et Christian Dailly devraient effectuer leur retour après avoir été suspendus contre les îles Féroé.
Vogts, champion du monde 1974, veut chanter les deux hymnes au Westfalenstadion où il peut se permettre une défaite contre le triple champion du monde et d’Europe.
« Nous savons que nous allons disputer les barrages si nous battons à domicile la Lituanie et si l’Islande est défaite en Allemagne », a-t-il souligné, tout en concluant : « Nous voulons un point en Allemagne. »


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