Le dollar, qui avait souffert à la fin de la semaine dernière des mauvais chiffres de l’emploi aux États-Unis, a éprouvé beaucoup de difficultés à se reprendre hier sur les marchés des changes internationaux. L’apparition d’une certaine tendance aux prises de bénéfices sur l’euro et des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon pour juguler la hausse du yen n’ont eu qu’un impact positif très limité sur le billet vert. De fait, les inquiétudes du marché sur l’état de l’économie dans la zone euro, après l’annonce d’un déficit budgétaire de 53,05 mds EUR en France fin juillet contre 37,15 mds EUR pour la période correspondante de 2002, se sont dissipées après que l’Insee eut fait savoir que les créations d’entreprises dans ce pays ont augmenté de 1,7 % en août (à 24 313 contre 23 916 en juillet). Il en est de même de la déclaration du gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, en sa qualité de porte-parole des banquiers centraux du Groupe des Dix, estimant que la croissance dans la zone euro tournera autour de 0,7 % en 2003, soit à un niveau largement en deçà des pronostics concernant les États-Unis (2,5 %). De l’avis des analystes, les craintes liées à l’aggravation du déficit public US, après l’annonce par le président George W. Bush qu’il allait demander une rallonge budgétaire de 87 mds $ au Congrès pour l’Irak et l’Afghanistan lors de son discours à la nation (voir par ailleurs), semblent expliquer la persistance de la désaffection des marchés vis-à-vis du dollar. Pourtant, ce phénomène ne devait pas profiter au sterling malgré la hausse de 0,3 % de la production industrielle britannique en juillet ainsi qu’au yen qui avait pâti dans la matinée de rumeurs d’intervention de la Banque du Japon contre lui. En effet, le dollar s’est finalement négocié à New York à 1,1075 pour un euro contre 1,1105 vendredi dernier, à 1,5830 pour un sterling contre 1,5905, à 1,3905 FS contre 1,3825 et à 116,70 yens contre 116,80. À Beyrouth, la demande du dollar à des fins de souscription aux certificats de dépôt en LL émis par la BDL s’est contractée hier, mais l’offre en cette monnaie s’est maintenue au haut de sa fourchette d’intervention. Il s’est négocié ainsi à 1 514,50 LL sur le marché interbancaire, soit à un niveau toujours supérieur à son taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL. En Bourse, les marchés US des actions ont démarré la semaine en hausse, profitant de commentaires positifs de Crédit Suisse First Boston sur la high-tech et de Smith Barney sur les semi-conducteurs. De plus, une reprise technique après les pertes de vendredi a également soutenu la cote et permis à Wall Street de terminer en hausse de 0,87 % à 9 586,29 pts et au Nasdaq de 1,64 % à 1 888,65 pts. Ailleurs en Europe, la tendance était partout bien orientée grâce à la bonne tenue des places US avec un regain d’intérêt pour les valeurs financières, technologiques et de télécoms. Finalement, le CAC 40 a gagné 0,5 % à 3 409,72 pts, le Footsie 0,82 % à 4 292,10 pts et l’Extra Dax de 0,94 % à 3 641,53 pts.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 22 560 actions A de Solidere de 4,29 à 4,33 $ et la baisse de 6 000 actions B de la même société de 4,28 à 4,27 $, alors que 5 000 actions C de la Bank of Beirut se maintenaient à 7,82 $. Par ailleurs, les titres du Beirut Global Income, récemment admis sur le Junior Market, n’ont pas pu être cotés, faute de contreparties valables à l’achat et à la vente.
Élie KAHWAGI
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