La municipalité d’Amsterdam examine un projet consistant à pallier le manque d’habitations dans la ville en relogeant 75 000 personnes dans des navires de croisière, a-t-on appris hier auprès du conseil municipal. La capitale des Pays-Bas est confrontée, comme les autres grandes villes néerlandaises, à une pénurie croissante de logements.
« Il s’agit d’une solution temporaire en attendant la construction de nouvelles habitations, mais qui peut être rapidement mise en œuvre », a déclaré le président de la fraction libérale d’Amsterdam Frits Huffnagel qui a lancé cette initiative.
Selon M. Huffnagel, la fondation Habiter sur l’eau pourrait acheminer dans le port d’Amsterdam « en quelques mois » près de 500 navires de croisière, disposant chacun de 100 à 150 cabines. La société d’armement norvégienne Drammen fournirait une grande partie de ces navires, selon le site Internet de la fondation. Les navires sont en excellent état, mais ont été retirés de la circulation suite à la baisse de la demande de croisières, affirme la fondation. Le coût de l’opération serait peu élevé, estime Frits Huffnagel : l’achat des navires serait réalisé par la fondation qui amortirait ses investissements par les loyers. « La ville n’aurait qu’à fournir l’infrastructure ».
Un simulateur de grossesse
pour les adolescents
d’une banlieue défavorisée
Les collégiens d’un quartier défavorisé de Manchester, qui connaît l’un des taux de grossesse précoce les plus élevés du pays, vont expérimenter les désagréments vécus par les femmes enceintes en portant une combinaison lestée d’eau, rapporte hier le Times.
Cette combinaison, comportant également une fausse poitrine, simule une vingtaine de symptômes liés à la grossesse, explique le quotidien. Une poche ventrale remplie d’eau permet ainsi aux adolescents, notamment aux garçons, de se représenter le poids du futur bébé et ses conséquences sur le dos notamment.
Des boules de plomb ont par ailleurs été insérées pour reproduire la sensation des membres du fœtus lorsqu’il cogne contre la cage thoracique de la mère, tandis qu’une poche remplie de sable, située sous le ventre, appuie sur la vessie.
Ce simulateur de grossesse, conçu aux États-Unis, va être présenté pour la première fois en Grande-Bretagne aux élèves de 11 à 14 ans du quartier de Benchill à Manchester, précise le Times. Cette banlieue déshéritée connaît un taux de grossesse de 49,8 pour 1 000 adolescentes, supérieur au taux national (43,8) qui est déjà l’un des plus élevés d’Europe.
« J’espère que cela aidera les jeunes gens à se rendre compte qu’il n’est pas toujours facile d’être enceinte », a expliqué au journal Erica Powell, assistante sociale travaillant sur ce projet. « Ce n’est pas toujours un sentiment très excitant. Se pencher, par exemple, peut s’avérer très difficile ».
Le simulateur vise principalement, selon ses concepteurs, à aider les jeunes futurs papas à s’impliquer davantage dans la grossesse de leur partenaire.


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