dans la ferveur des supporteurs
La victoire de la sélection irakienne (4-1) sur Unterhaching (2e div. allemande) jeudi a comblé de joie les quelque 900 supporteurs irakiens présents pour le deuxième match amical des joueurs de Bernd Stange, en stage en Allemagne jusqu’au 13 septembre. Ce succès a été salué par un petit feu d’artifice et un défilé de voitures aux couleurs irakiennes autour du stade d’Ottobrunn, ville de la grand banlieue de Munich. Malgré un service d’ordre rapidement débordé par le petit millier de supporteurs irakiens, sur 1 600 spectateurs, la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant... au moins dans les tribunes. « On se serait cru à un match à domicile », s’est réjoui le sélectionneur irakien, l’Allemand Bernd Stange, qui a été porté en triomphe par un petit groupe de fans irakiens au coup de sifflet final. L’ancien entraîneur de la RDA avait toutefois dû tempérer les ardeurs de ses joueurs à la pause, la première mi-temps ayant été marquée par la sortie d’un joueur d’Unterhaching. « Pour nous, c’était un match amical, mais pas pour les Irakiens », a sobrement commenté l’entraîneur de la formation allemande, Wolfgang Frank. L’Irak a ouvert la marque dès la 4e minute par Jassim Fayadh, avant l’égalisation d’Unterhaching par Christian Okpala (43e). Husam Naji (56e), Abbaaa Hasun (65e) et Husham Jagadh (80e) ont aggravé le score après la pause. « Le résultat n’a pour nous aucune signification, a expliqué Stange après la rencontre. Ce qui est important, c’est de recommencer à jouer. » La sélection irakienne est depuis le 27 août à Bad Woerishofen pour un stage d’entraînement, qui se veut un « retour à la normalité » après la dictature de Saddam Hussein et la guerre en Irak, avant de retourner à Bagdad. « J’espère seulement que là-bas, nous retrouverons le soutien que nous avons eu en Allemagne. Si ce n’est pas le cas, je n’y arriverai pas », a conclu Stange.
Le Bayern Munich espère avoir Tevez (Boca Juniors) cet hiver
Le manageur du Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld, a confirmé hier que le club champion d’Allemagne était toujours intéressé par l’attaquant argentin de Boca Juniors, Carlos Tevez, qui pourrait être transféré cet hiver. « Tevez est encore une option, a affirmé Hitzfeld sur le site Internet du Bayern (www.fcbayern.t-online.de). Il restera sûrement jusqu’à l’hiver à Boca Juniors. Nous ferons alors une proposition. Il y a de bonnes chances pour qu’il nous rejoigne cet hiver. » Tevez, 19 ans, avait été qualifié en juillet de « joueur très intéressant » par le président du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge. Mais les dirigeants de Boca avaient refusé de vendre leur attaquant avant juillet 2004, malgré une proposition allemande estimée à 10 millions d’euros. Le départ du Brésilien Giovane Elber pour Lyon a toutefois accéléré la volonté du Bayern de renforcer son attaque.
Desailly fait confiance à Abramovitch
Le capitaine de l’équipe de France et de Chelsea, Marcel Desailly, a affiché sa totale confiance en Roman Abramovitch, le nouveau président du club londonien, qui a recruté à hauteur de 173 millions de dollars pendant l’intersaison. « On sent dans son regard qu’il est sain, c’est un père de famille, il a quatre enfants », a dit Desailly hier à Clairefontaine. Le magnat du pétrole russe a réussi à faire signer chez les « Blues » des « pointures » qui ont pour noms Juan Sebastian Veron, Hernan Crespo et le Français Claude Makélélé. « Il ne fait pas n’importe quoi, il fait les choses intelligemment », a jugé Desailly. « Il a su être proche des bonnes personnes. Le foot, les gars, c’est du business, vous le savez », a-t-il ajouté avant de prendre la défense de son partenaire Makélélé dans le bras de fer qui l’a opposé à son ancien club, le Real Madrid. « “Maké” a jugé qu’il était en droit de réclamer plus d’argent, c’est sa vie. Normal ou pas, je suis enchanté pour lui », a-t-il dit. Desailly a ajouté qu’il ne fallait pas attendre dès cette saison monts et merveilles des « Blues », qui s’apprêtent pourtant à disputer la Ligue des champions. « Il faut de la patience, on ne nous a pas dit de gagner le championnat cette saison. »
Trois ultras du FC Barcelone interpellés
pour avoir agressé deux Marocains
Trois skinheads, supporteurs du FC Barcelone, dont un déjà condamné pour le meurtre en 1991 d’un supporteur français de l’Espanyol, ont été interpellés pour avoir agressé le 22 août deux jeunes Marocains à la mi-temps du match amical FC Barcelone-Boca Juniors, a-t-on appris hier de source policière. Les trois skins, membres du groupe ultra Boixos Nois, ont été interpellés mardi et ont été remis en liberté jeudi par le juge d’instruction chargé du dossier qui les a accusés de coups et blessures. Les deux victimes, tabassées à une buvette du stade Nou Camp à la mi-temps du match du trophée Gamper, où le Barça nouveau crû se présente devant son public, ont été légèrement blessés. Les agresseurs avaient justifié leur acte en affirmant que l’une de leurs victimes portait un maillot de la sélection espagnole avec le nom de Raul, l’attaquant vedette du Real Madrid, club honni des ultras du Barça. Parmi les trois agresseurs âgés de 31 à 35 ans, figure David Ventura Aparicio, 31 ans, qui avait été condamné en 1996 à 26 ans de prison pour le meurtre, le 13 janvier 1991, d’un supporteur français de l’Espanyol (club rival du Barça à Barcelone), Frédéric Rouquier. Ce supporteur ultra avait été remis en liberté en novembre dernier après avoir purgé huit ans de sa peine. Les deux complices qui, avec lui, ont roué de coups les deux jeunes Marocains, étaient connus des services de police pour vol, trafic de drogue, coups et blessures et désordre public. Ce nouvel épisode de violence intervient alors que la nouvelle direction du FC Barcelone est en conflit ouvert avec les groupes ultras qui, selon le nouveau président du Barça, l’avocat Joan Laporta, « n’ont pas leur place au stade ». Les dirigeants catalans ont notamment interdit aux Boixos Nois, en changeant la serrure, l’utilisation d’un local à l’intérieur du stade, où les supporteurs ultras rangeaient leur matériel (drapeaux, etc.) pour soutenir l’équipe catalane.
L’entraîneur Gilbert Gress remercié par le Sturm Graz
Le club autrichien Sturm Graz a annoncé hier sur son site Internet qu’il se séparait de son entraîneur français Gilbert Gress après seulement trois mois de collaboration et des résultats jugés « insuffisants ». Le président du club Hannes Kartnig « a décidé de mettre fin à la collaboration avec Gilbert Gress après trois mois d’activité et de le licencier », indique le site Internet du club, soulignant les mauvais résultats de l’équipe, avant-dernière du championnat autrichien avec cinq défaites, un nul et seulement une victoire en sept matches. « Sept journées de championnat et seulement quatre points, c’est insuffisant pour une équipe telle que la nôtre qui dispose de joueurs aussi talentueux », explique M. Hannes sur le site du club, indiquant qu’un nouvel entraîneur « autrichien » sera recruté dès cette semaine. L’entraîneur français a été informé de son licenciement par les médias, a rapporté l’agence autrichienne APA. « Je ne sais pas ce que j’ai mal fait. J’ai toujours eu ma ligne et je m’y suis tenu cette fois aussi », a-t-il déclaré. Gilbert Gress avait signé en juin un contrat d’un an avec Sturm Graz. Âgé de 61 ans, l’entraîneur français, qui était resté sans club pendant un an, avait succédé à l’Allemand Franco Foda. Gilbert Gress s’était illustré en 1979 en conduisant Strasbourg à son seul titre de champion de France. Il a par ailleurs été champion de Suisse à la tête du club de Neuchâtel en 1987 et 1988. Gress a également entraîné le FC Bruges (Belgique), le FC Zurich (Suisse), le Servette Genève (Suisse) et Metz (France). Il a encore été sélectionneur de l’équipe de Suisse entre 1998 et avril 2000 (18 matches: 6 victoires, 6 défaites, 6 nuls).


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