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Les pays arabes sont à la traîne

Alors que l’Europe de l’Est échappe pour la deuxième année consécutive au ralentissement global des investissements constaté ailleurs, et qu’elle a même reçu en 2002 un niveau record d’investissements directs étrangers (29 milliards de dollars, en hausse de 15 %), le monde arabe, par contraste, affiche un tableau bien morose.
Selon le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié hier, les investissements étrangers directs (IED) reçus par le monde arabe ont totalisé 4,5 milliards de dollars en 2002, contre 6,7 milliards de dollars en 2001, soit une baisse de 33 %. Plus significatif encore que la baisse relative d’une année par rapport à l’autre : les IED reçus par le monde arabe représentent à peine 3,5 % des investissements étrangers directs qui se dirigent vers les pays en voie de développement.
La comparaison entre les deux régions est intéressante dans le sens où toutes les deux sont très liées à l’Union européenne qui est, de loin, la plus importante source d’investissements étrangers directs, avec un niveau double de celui des États-Unis.
Force est de constater que, malgré les relations économiques et commerciales étroites qui lient l’Union européenne au Proche-Orient et au Maghreb, ces deux sous-régions n’attirent pas les investisseurs européens autant que l’Europe centrale et orientale considérée comme une « destination stable et prometteuse pour leurs placements », selon la Cnuced.
Au Liban par exemple, malgré les entrées massives de capitaux dans le pays qui se chiffrent en milliards de dollars, dont les banques dressent régulièrement l’inventaire, à peine 257 millions de dollars correspondaient en 2002 à des investissements directs étrangers. Car, comme l’a souligné Monji Hamdi, directeur du département des sciences et des technologies au sein de la Cnuced, à l’occasion de la présentation du rapport à Beyrouth, les investissements fonciers et immobiliers, de même que les dépôts auprès des banques n’entrent pas dans cette catégorie.
Pour le ministre de l’Économie et du Commerce Marwan Hamadé, l’enjeu est donc clair : « La question est de savoir si nous serons en mesure d’attirer les investissements européens qui se dirigent massivement vers l’Europe de l’Est », a-t-il dit lors de la présentation du rapport à la presse.
Les privatisations ne sont pas le seul canal pour attirer les investissements étrangers, a-t-il souligné, expliquant qu’il faut travailler sur tout un environnement économique.
Les deux étapes importantes de l’histoire récente du Liban, à savoir la conférence de Paris II et la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne, « n’ont pas été suffisamment mises à profit pour renforcer l’attractivité du marché libanais ».
Mais le potentiel du Liban reste très grand, affirme le ministre qui cite l’exemple du projet de zone technologique de Beyrouth qui a, selon lui, suscité de l’intérêt dans le monde entier. Parmi les chantiers prioritaires pour améliorer le climat des affaires, le ministre a évoqué la réforme du système judiciaire, l’adoption d’une loi sur la concurrence, etc.
S.R.
Alors que l’Europe de l’Est échappe pour la deuxième année consécutive au ralentissement global des investissements constaté ailleurs, et qu’elle a même reçu en 2002 un niveau record d’investissements directs étrangers (29 milliards de dollars, en hausse de 15 %), le monde arabe, par contraste, affiche un tableau bien morose.Selon le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié hier, les investissements étrangers directs (IED) reçus par le monde arabe ont totalisé 4,5 milliards de dollars en 2002, contre 6,7 milliards de dollars en 2001, soit une baisse de 33 %. Plus significatif encore que la baisse relative d’une année par rapport à l’autre : les IED reçus par le monde arabe représentent à peine 3,5 % des investissements étrangers directs qui se dirigent...