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Les démocrates lancent une offensive en règle contre l’Administration Bush

Des parlementaires démocrates, dont deux candidats à la présidentielle, ont lancé hier une offensive en règle contre l’Administration Bush face à l’augmentation des pertes en Irak et du coût de la guerre.
Certains responsables de l’opposition, notamment le candidat à la présidentielle Joseph Lieberman, sont en outre d’accord avec des républicains, pour pousser le président George W. Bush à déployer plus de soldats en Irak afin de stabiliser un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Saddam Hussein.
Le plus virulent, John Kerry, sénateur du Massachusetts, qui brigue également la Maison-Blanche en 2004, a accusé l’Administration d’avancer à reculons en Irak. « L’Administration mène si mal sa barque, à reculons, qu’elle s’avère incapable de faire participer d’autres pays », a affirmé M. Kerry sur la chaîne de télévision NBC. « Cette guerre a été menée en fonction de notre emploi du temps. Il est inexcusable que le président n’ait pas établi de plan pour remporter la bataille de la paix », a poursuivi le candidat à l’investiture démocrate. Au contraire de M. Lieberman, M. Kerry a réaffirmé sa ferme opposition à l’envoi de troupes supplémentaires, alors que près de 150 soldats américains ont été tués en Irak depuis le 1er mai, et que le coût des opérations militaires est estimé à quatre milliards de dollars par mois.
Pour sa part, M. Lieberman a accusé l’Administration d’avoir « exagéré » certaines déclarations pour justifier la guerre. « Cette exagération, ajoutée au manque de préparation, ont entaché ce qui est, j’en suis convaincu, une guerre justifiée », a affirmé le sénateur du Connecticut sur la chaîne CBS. « Je savais que nous allions battre Saddam. Mais je suis choqué par le manque de préparation de l’Administration Bush pour tout ce qui a suivi », a ajouté le sénateur Lieberman. Il a ainsi accusé l’Administration Bush d’avoir « créé un vide dans lequel les terroristes fidèles à Saddam, nos ennemis, se sont engouffrés ». Selon lui, « l’Administration Bush nous met maintenant en danger de perdre la paix, ce qui constituerait un revers terrible dans la guerre contre le terrorisme et exposerait les vies des soldats américains là-bas ».
Un autre démocrate, le sénateur Dick Durbin (Illinois), a souligné que les États-Unis n’étaient « pas prêts pour ce qui a suivi » la guerre. « Nous devons nous ouvrir maintenant à des approches qui permettront d’établir la stabilité dans ce pays aussi vite que possible », a-t-il dit sur ABC. « C’est comme pour la guerre au Vietnam. Celle-ci est payée par le déficit que nous devrons un jour ou l’autre combler », a-t-il martelé.
Côté républicain, le sénateur John McCain (Arizona), a appelé M. Bush à déployer un nombre supplémentaire de soldats en Irak, dans une tribune publiée dimanche par le Washington Post. « Le nombre de nos soldats sur le terrain est de toute évidence insuffisant. Nous devons déployer au moins une autre division », écrit l’ancien candidat à la présidence, lui-même un héros de la guerre du Vietnam. Il a en outre préconisé l’envoi de troupes étrangères, notamment musulmanes, en provenance de Turquie et du Pakistan.
Des parlementaires démocrates, dont deux candidats à la présidentielle, ont lancé hier une offensive en règle contre l’Administration Bush face à l’augmentation des pertes en Irak et du coût de la guerre.Certains responsables de l’opposition, notamment le candidat à la présidentielle Joseph Lieberman, sont en outre d’accord avec des républicains, pour pousser le président George W. Bush à déployer plus de soldats en Irak afin de stabiliser un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Saddam Hussein.Le plus virulent, John Kerry, sénateur du Massachusetts, qui brigue également la Maison-Blanche en 2004, a accusé l’Administration d’avancer à reculons en Irak. « L’Administration mène si mal sa barque, à reculons, qu’elle s’avère incapable de faire participer d’autres pays », a affirmé M....