Après une bataille de dix heures, l’armée indienne a lancé l’assaut final contre le bâtiment, et les cadavres de deux rebelles islamistes et d’un soldat ont été retrouvés, a déclaré un porte-parole de la Force de sécurité des frontières (BSF) indienne. L’un des corps pourrait être celui de Gazi Baba, un Pakistanais de 40 ans membre du groupe séparatiste islamiste rebelle Jaish-e-Mohammed, soupçonné d’être le cerveau de l’attaque contre le Parlement. Abu Muslim, porte-parole du Jaish-e-Mohammed, a démenti que Gazi Baba se soit trouvé parmi les cadavres retrouvés à Srinagar. Les deux morts du groupe sont Abu Huraira et Abu Kashah, selon lui. Depuis 1989, le Jammu-et-Cachemire, seul État de l’Union indienne dont la population est majoritairement musulmane, est le théâtre de violences séparatistes qui ont fait près de 39 000 morts, selon New Delhi, plus du double, selon les rebelles et le Pakistan.
New Delhi, qui estime que le Jammu-et-Cachemire fait partie intégrante de l’Inde, accuse le Pakistanais d’alimenter les troubles dans cette région himalayenne. Islamabad affirme n’apporter qu’un soutien politique à la « lutte de libération des Cachemiris ».
La tension entre l’Inde et le Pakistan avait diminué en avril lorsque le Premier ministre indien Atal Behari Vajpayee, en visite à Srinagar, capitale d’été du Jammu-et-Cachemire, avait tendu « la main de l’amitié au Pakistan ». Mais M. Jajpayee a écarté vendredi tout pourparler avec le Pakistan jusqu’au retour à la « normalité » au Cachemire, après une visite de trois jours marquée par des violences dans la province.


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