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Gianluca Zambrotta, l’antivedette

Malgré son statut d’international, Gianluca Zambrotta faisait un peu figure de parent pauvre parmi la constellation de vedettes, au Stadio delle Alpi, à l’heure du coup d’envoi entre la Juventus et le Real Madrid.
Mais au coup de sifflet final (3-1), même si les regards se portaient sur le Tchèque Pavel Nedved en pleurs à la suite d’un carton jaune le privant de la finale, le Brésilien Roberto Carlos ne s’y trompait pas. Il allait d’abord féliciter son adversaire direct qui l’avait complètement annihilé.
Pendant 90 minutes en effet, Zambrotta, fidèle à son habitude, a couru comme un lapin, faisant preuve d’une étonnante tonicité, s’offrant le luxe de dominer Roberto Carlos à son propre jeu.
Mais Zambrotta c’est avant tout le joueur polyvalent par excellence. Que ce soit avec la Juve ou avec l’équipe d’Italie, il est en effet utilisé à toutes les sauces. L’ancien entraîneur de la Juventus, Carlo Ancelotti, actuel entraîneur du Milan AC et prochain adversaire de la Juve en finale, a un jour dit de lui : « Zambrotta a la capacité de jouer n’importe où. »

Somptueuse ouverture
Ainsi, contre le Real, dans une position de milieu droit, il a régné en maître dans son couloir, récupérant un nombre incroyable de ballons, participant activement à la construction offensive, à l’image du troisième but qu’il offre à Nedved sur une somptueuse ouverture. Avec l’équipe d’Italie, en revanche, il est en général utilisé comme arrière gauche par Giovanni Trapattoni, dans un rôle à la... Roberto Carlos. Gianluca Zambrotta a suivi toutes les filières des équipes de jeunes avant de faire ses débuts internationaux avec l’Italie à 22 ans. Pour arriver au sommet, il a connu les dures joutes, pendant trois saisons, de la deuxième puis de la troisième division italiennes avec son club formateur, Côme. Il débute enfin en série A en 1997, mais avec le modeste Bari, avant de signer à la Juventus en 1999 pour 15,85 millions d’euros. Depuis, Zambrotta, qui ne cesse de progresser, est devenu indispensable aussi bien à la Juve qu’à la Squadra Azzurra, dont il est devenu un titulaire indiscutable (29 sélections) depuis l’Euro 2000. Son travail sera déterminant en finale en raison notamment de l’absence de Pavel Nedved. Mais Zambrotta, à l’image de son complice Alessandro Tacchinardi, lui aussi excellent, ne doute pas : « Nous avons vu conter le Real mercredi la véritable Juve. Dans ce genre de match, on ne sent pas la fatigue. Maintenant nous sommes en finale. Il nous reste juste à la gagner ».
Malgré son statut d’international, Gianluca Zambrotta faisait un peu figure de parent pauvre parmi la constellation de vedettes, au Stadio delle Alpi, à l’heure du coup d’envoi entre la Juventus et le Real Madrid.Mais au coup de sifflet final (3-1), même si les regards se portaient sur le Tchèque Pavel Nedved en pleurs à la suite d’un carton jaune le privant de la finale, le Brésilien Roberto Carlos ne s’y trompait pas. Il allait d’abord féliciter son adversaire direct qui l’avait complètement annihilé.Pendant 90 minutes en effet, Zambrotta, fidèle à son habitude, a couru comme un lapin, faisant preuve d’une étonnante tonicité, s’offrant le luxe de dominer Roberto Carlos à son propre jeu.Mais Zambrotta c’est avant tout le joueur polyvalent par excellence. Que ce soit avec la Juve ou avec l’équipe...