Le ministre israélien des Finances, Benjamin Netanyahu, a menacé hier de limiter le droit de grève à la suite du durcissement du mouvement social lancé dans le secteur public par la centrale syndicale Histadrout pour protester contre un plan d’austérité. « Ce qui se passe actuellement est un scandale. Une poignée de comités d’entreprises publiques tout puissants et monopolistiques ont pris le pays à la gorge. C’est intolérable et la fin de ces pratiques n’est plus qu’une question de temps », a affirmé à la presse M. Netanyahu. « Nous assistons à la dernière grève du genre, il n’est plus possible de conférer à la Histadrout le droit de paralyser le pays », a prévenu le ministre des Finances. Le secrétaire général de la Histadrout, Amir Peretz, a réagi en qualifiant M. Netanyahu de « dictateur qui veut supprimer le droit de grève, un droit fondamental dans une démocratie ». « Nous ne céderons pas à ces menaces et nous continuerons notre lutte pour défendre les salariés et les retraités », a ajouté M. Peretz, également député du parti Le Peuple uni (trois députés au Parlement). Une grève générale paralyse de nouveau depuis mardi le secteur public israélien.
Pratiquement, tous les ministères et les entreprises publiques tels que la compagnie d’électricité, les douanes, les ports, les services municipaux sont touchés par ce mouvement.


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