La déception lensoise
Ce n’est en effet pas un mince exploit qu’ont réalisé les Lyonnais en étant les premiers depuis Marseille, en 1991 et 1992, à conserver leur titre. Ce n’est pas le RC Lens, vice-champion de France en mai 2002, qui dira le contraire. Auteurs de plusieurs grands matches en Ligue des champions contre des ténors européens (Bayern Munich, La Corogne, Milan AC), les Sang et Or, malgré Rigobert Song et Daniel Moreira, ont été transparents en L1. Usés, à l’image de leur gardien Guillaume Warmuz, parti en décembre pour Arsenal, les Lensois comptent désormais sur leur jeunesse (Utaka, Thomert, Itandje, Fanni, Jabi) pour oublier cette triste saison. D’autres noms, célèbres, figurent au rang des déceptions de la saison. Marco Simone, écarté par Didier Deschamps à Monaco. Juan Esnaider et Bernard Diomède, dont le tandem n’a jamais tourné à plein régime à Ajaccio. Edmilson, écarté de l’équipe-type à Lyon malgré un titre de champion du monde avec le Brésil. Ou encore Mathieu Berson et Sylvain Armand, qui n’ont pas tenu leurs promesses à Nantes.
L’OM, retour en forme
Du coup, ce sont d’autres joueurs, moins connus avant le saison, qui sont sortis de l’ombre. Le gardien tchèque Petr Cech, d’abord, dont le 1,97 mètre a aidé Rennes à éviter la relégation. L’attaquant ivoirien Didier Drogba, ensuite, auteur de fameux coups de tête pour l’En Avant Guingamp. Le Brésilien Everson, aussi, dont le travail de sape et la puissante frappe ont contribué à porter le Nice de Gernot Rohr en haut de l’affiche pendant plusieurs mois. Manuel dos Santos, enfin, dont les chevauchées à la Roberto Carlos ont enflammé le stade Vélodrome. L’Olympique de Marseille, où le duo Bouchet-Perrin a su ramener le calme après la parenthèse Tapie, s’est d’ailleurs refait une belle santé. Au rayon des satisfactions, notamment, la charnière centrale composée de Frank Lebœuf et Daniel van Buyten, qui a imposé cette saison sa forte présence sur la L1. Le retour au sommet de l’OM, dix ans après son dernier titre, en Ligue des champions, n’est d’ailleurs pas passé inaperçu du côté de la capitale. Le PSG, dépendant, sur le terrain, des coups de génie de l’irrégulier Ronaldinho et, au dehors, d’un actionnaire (Canal+) sans objectif à long terme, a confirmé son goût pour les beaux coups mais aussi son inconstance chronique. En appliquant un remède identique qu’à Marseille (changer le duo président-entraîneur, avec le tandem Graille-Halilhodzic), le PSG espère maintenant vivre le même rétablissement.


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