Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur les marchés des changes internationaux. En l’absence d’indications fraîches des États-Unis, les cambistes se sont abstenus de prendre de nouvelles initiatives, estimant devoir attendre le discours, aujourd’hui, du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission des Finances de la Chambre des représentants au Congrès US (voir par ailleurs). Dans ce contexte, les opérateurs sont donc restés focalisés sur les propos attribués à Gerhard Schröder par le Financial Times à la veille du week-end. Le chancelier allemand avait invité la BCE à prendre les mesures adéquates pour réduire la valeur de l’euro, dont le taux actuel face au dollar nuit à la reprise de l’économie européenne. De ce fait, le marché a été un peu à la traîne hier concernant la parité euro-dollar en raison de ces remarques. Cela étant, les investisseurs ont passé outre à la forte baisse de 7 % de la production industrielle italienne en mai sur un an contre une hausse de 1,8 % en avril, estimant devoir attendre la déclaration de Greenspan qui coïncide avec la publication aujourd’hui de l’indice des ventes de détail aux États-Unis en juin. Cela d’autant que ce dernier indicateur est censé refléter l’évolution des dépenses à la consommation aux États-Unis, qui représentent les deux tiers du PIB. Quant au sterling, il n’a guère été soutenu par la stabilité des prix à la production en Grande-Bretagne en juin, montrant qu’il n’y a pas de mouvement inflationniste dans le secteur manufacturier britannique et que la récente dépréciation de la livre a un effet positif pour ce secteur. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York sans tendance déterminée à 1,1280 pour un euro contre 1,1295 vendredi dernier, à 1,6135 pour un sterling contre 1,6310, à 1,3745 FS contre 1,3755 et à 117,65 yens contre 117,85.
Les Bourses tirées à la hausse par Wall Street
En Bourse, les marchés américains ont continué sur leur lancée de vendredi dernier, dynamisés par de très bons résultats trimestriels chez Citigroup et Bank of America. Les commentaires positifs de Merrill Lynch sur Intel ainsi que les perspectives de hausse de 4 % des ventes de semi-conducteurs aux États-Unis en 2003 (voir par ailleurs) ont également soutenu la cote. Pourtant, Wall Street n’a pu gagner finalement que 0,63 % à 9 177,15 points et le Nasdaq 1,21 % à 1 754,84 points sur des prises de bénéfices.
Ailleurs en Europe, la tendance des Bourses était aussi à la hausse, grâce notamment aux valeurs financières et technologiques. En clôture, l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 2,09 % à 3 396,07 points, le Footsie de 1,71 % à 4 127,60 points et le CAC 40 de 1,66 % à 3 190,23 points. À Beyrouth, le dollar est resté recherché à des fins de placements dans les certificats de dépôts émis par la BDL. En effet, l’offre en cette monnaie devait être placée au haut de sa fourchette d’intervention, maintenue à 1 514 LL comme le bas de cette fourchette à 1 501 LL. Le billet vert continuait ainsi à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, la baisse de 3 050 actions B de Solidere de 5,24 à 5 $ l’a emporté sur la hausse de 9 000 actions de Lebanon Holdings de 3,85 à 4 $, dans un marché déserté sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI
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