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Virenque, sabre au clair(PHOTO)

Richard Virenque a conquis le Tour de France, samedi, à Morzine, où il a enlevé la septième étape et pris le maillot jaune de leader après une grande échappée digne de son histoire.
Premier col, première attaque. Le Provençal, parti sabre au clair, est passé à l’offensive à plus de 180 kilomètres de l’arrivée. À Morzine, sa bravoure a été récompensée au-delà de ses espérances.
Sa sixième victoire d’étape a été accompagnée d’un déluge d’honneurs : le maillot jaune, qu’il a retrouvé onze ans après l’avoir porté fugacement à ses débuts dans le Tour, et le maillot à pois rouges, qu’il rêve de ramener à Paris.
Avec deux jours d’avance, Virenque a honoré la fête nationale. En cette belle journée d’été, des représentants de la nouvelle vague du cyclisme français se sont aussi montrés, du début à la fin de cette longue étape (230,5 km).
Au départ, Benoît Poilvet, le Breton d’Yffiniac (comme Bernard Hinault), a lancé la première échappée à la sortie de Lyon. À la conclusion, Sylvain Chavanel, le jeune leader de l’équipe de Jean-René Bernaudeau (Brioches-La Boulangère), a fait valoir ses talents de descendeur pour sortir du groupe des favoris et prendre la troisième place. Mais à près de quatre minutes du vainqueur du jour.

Botero et Simoni défaillants
Car Virenque a superbement résisté en fin de parcours. D’abord, à la chasse des équipiers de Lance Armstrong, modulée en fonction des intérêts du champion américain. Ensuite, à la fatigue, cette énorme débauche d’énergie qui a accablé son coéquipier, le champion d’Italie Paolo Bettini, membre de l’échappée initiale avec Benoît Poilvet, Médéric Clain (distancé par la suite) et l’Allemand Rolf Aldag.
Armstrong, imperturbable, a laissé ses trois coéquipiers (Beltran, Rubiera, Heras) imprimer l’allure dans le col de la Ramaz, la dernière difficulté à 22 km de l’arrivée, sans chercher à passer à l’attaque. Mais, au bilan, il a eu toutes les raisons de se satisfaire de la journée en rangeant au rayon des anecdotes la perte du maillot jaune de son coéquipier colombien Victor Hugo Pena, redevenu un simple équipier.
Dès la première étape de montagne, Armstrong a assisté à l’effondrement de deux de ses principaux adversaires, Santiago Botero et Gilberto Simoni, embarqués dans la même galère, à plus de six minutes de l’Américain et des autres candidats au podium (Ullrich et Beloki notamment). Botero, quatrième du Tour l’an passé, a évoqué son « jour sans » habituel. Tout semble indiquer cependant que le Colombien a payé une situation de surpoids qui s’assimile à un lourd handicap en montagne, dans le droit fil de son comportement lors des courses de préparation en juin (56 min de retard dans le Tour de Catalogne !).
Simoni, qui espérait rivaliser avec Armstrong, a cédé le jour prévu pour passer à l’offensive. « Virenque a fait ce que je voulais faire », a reconnu le vainqueur du Giro qui s’est dit « détruit » physiquement depuis sa contre-performance du contre-la-montre par équipes.

Un plaisir inattendu
Distancé à mi-pente dans le col de la Ramaz (14 km), l’Italien a vu s’éloigner un vrai petit peloton, une trentaine d’unités au bas mot, qui a grimpé à un rythme régulier jusqu’au sommet (1 619 m) et s’est renforcé ensuite dans la descente vers Morzine où Virenque a légèrement accru son avantage.
À l’arrivée, les équipes espagnoles ont pu se satisfaire de leur présence massive (5 coureurs pour Euskaltel, 4 pour Once et ibanesto.com) dans ce groupe. Aux côtés du champion de France Didier Rous, de David Moncoutié et de Christophe Moreau, souvent remarqué dans les premiers rangs.
Mais le public venu en masse pour cette entrée en pays savoyard s’est emballé avant tout pour son « chouchou », pour ce coureur à panache, pour ce « Fanfan la Tulipe » des montagnes, qui s’est reconstruit après sa suspension de 2001 due à l’affaire Festina et a su se sublimer une nouvelle fois sous les yeux de toute sa petite famille. Clara et Dario, ses deux enfants, peuvent être fiers de leur papa. cible ses objectifs. Réaliste, il sait que la victoire finale lui est interdite, à moins de bénéficier d’une marge beaucoup plus épaisse que les quelques secondes qui le séparent désormais d’Armstrong. Il préfère évoquer le classement de la montagne, son terrain favori.
Richard Virenque a conquis le Tour de France, samedi, à Morzine, où il a enlevé la septième étape et pris le maillot jaune de leader après une grande échappée digne de son histoire.Premier col, première attaque. Le Provençal, parti sabre au clair, est passé à l’offensive à plus de 180 kilomètres de l’arrivée. À Morzine, sa bravoure a été récompensée au-delà de ses espérances.Sa sixième victoire d’étape a été accompagnée d’un déluge d’honneurs : le maillot jaune, qu’il a retrouvé onze ans après l’avoir porté fugacement à ses débuts dans le Tour, et le maillot à pois rouges, qu’il rêve de ramener à Paris.Avec deux jours d’avance, Virenque a honoré la fête nationale. En cette belle journée d’été, des représentants de la nouvelle vague du cyclisme français se sont aussi montrés,...