Rechercher
Rechercher

Actualités

La composition du Conseil de gouvernement transitoire irakien

Voici de courtes biographies des 25 membres du Conseil de gouvernement transitoire, qui dirigeront l’Irak jusqu’à la tenue d’élections générales d’ici un à deux ans :

CHIITES (14) :
Iyad al-Alaoui, 57 ans, chirurgien, neveu d’un ministre de la Santé au temps de la monarchie. Il a été membre du Baas de 1961 à 1971, avant de quitter le pays pour Beyrouth et Londres. Il crée l’Entente nationale irakienne (ENI) en février 1991. Il est revenu à Bagdad après le renversement de Saddam Hussein. Son parti regroupe beaucoup d’anciens baassistes et d’anciens militaires.
Ahmad Chalabi, 58 ans, docteur en mathématiques à l’Université de Chicago. Issu d’une riche famille de minotiers, il a été banquier et fondateur en 1992 du Conseil national irakien (CNI). Il est très proche de Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la Défense. Il a quitté l’Irak en 1958 et n’est revenu qu’avec les troupes américaines en avril 2003.
Abdel Aziz Hakim, vice-président de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (Asrii), dirigée par son frère Mohamed Baqer Hakim, avec qui il a vécu en exil en Iran durant 21 ans. Il est le chef de la branche armée de l’Asrii, la brigade Badr.
Akila al-Hachimi, membre du comité de suivi qui dirige le ministère des Affaires étrangères depuis la chute de Saddam Hussein, a un doctorat en littérature française. Protégée de l’ancien vice-Premier ministre Tarek Aziz, elle a été membre du parti Baas. Elle s’occupait des relations multilatérales au ministère avant la chute de l’ancien régime.
Ibrahim al-Jaafari, médecin de 56 ans, il est le porte-parole d’al-Dawa, le plus ancien parti islamiste d’Irak, auquel il a adhéré en 1966. Il a travaillé à Kerbala de 1970 à 1979. Traqué par les services de sécurité de Saddam Hussein, il part en Iran où il reste jusqu’en 1989, puis se rend à Londres. Fondé en 1957-1958 par Mohammed Baqr al-Sadr et interdit en 1980, l’idéologie d’al-Dawa est basée sur une réforme de la pensée islamique et une modernisation des institutions religieuses.
Hamid Majid Moussa, 62 ans, secrétaire général du Parti communiste irakien, fondé en 1934. Originaire de Babylone (sud de Bagdad), économiste. Il a vécu au Kurdistan irakien, qui avait échappé au contrôle de Saddam Hussein à partir de 1991.
Abou Hatem, chef tribal de 45 ans, de son vrai nom Karim al-Mahamadaoui. Il est surnommé par les forces d’occupation britanniques « le Seigneur des Marais ». Sa vie est devenue légendaire, car il a passé sept ans en prison jusqu’en 1986, avant de disparaître dans les marais du sud d’où il a mené des attaques sporadiques mais spectaculaires contre le régime.
Cheikh Barak Abou Sultan, chef de l’Union des avocats et de la Ligue des droits de l’homme à Babylone (Sud).
Mouafak al-Roubaï, intellectuel modéré, ancien membre d’al-Dawa, coauteur de la « Déclaration des chiites irakiens ».
Wahël Abdel Latif, environ 50 ans, maire provisoire de Bassora. Il occupait les fonctions de juge depuis 1982. Son dernier poste a été vice-président du tribunal de Bassora. Il avait été emprisonné pendant un an en 1994.
Samir Mahmoud, entrepreneur, chef du clan al-Soumadiya, au nord de Bagdad.
Ezzedine Salim, chef du mouvement islamique al-Dawa à Bassora, historien.
Mohammed Bahr el-Ouloum, 80 ans, est un ayatollah libéral qui dirigeait à Londres le centre islamique « Ahl el-Bayt ». Il a quitté l’Irak en 1991 après qu’une partie de sa famille eut été massacrée par le régime de Saddam Hussein. Il est revenu en avril après la chute de l’ancien régime. Il vit entre Bagdad et la ville sainte de Najaf.
Dr Rajiha Habib Khourzaï, chef d’une maternité, elle a vécu à Londres dans les années 1960.
SUNNITES ARABES (4) :
Nassir Kamal Chaderchi, 70 ans, Originaire de Bagdad, il est devenu avocat en 1959 après avoir étudié au Caire et à Bagdad. Il a dirigé des sociétés agricoles. Il dirige le « Parti national démocrate ». Il a toujours vécu en Irak.
Adnane Pachachi, 81 ans, a été ministre des Affaires étrangères de 1965 à 1967, à l’époque du général Abdel Salam Aref puis de son frère Abdel Rahmane Aref, avant la révolution baassiste de 1968. Libéral, il a vécu 23 ans aux Émirats arabes unis et à Londres. Il dirige le Rassemblement des démocrates indépendants.
Ghazi al-Yawar, homme d’affaires de 45 ans, originaire de Mossoul (Nord), il est le neveu de cheikh Mohsen Adel al-Yawar, chef des Chamar, une tribu extrêmement puissante disséminée dans tout l’Irak, ainsi que dans les pays voisins et qui a la particularité d’être à la fois sunnite et chiite. Il a vécu 15 ans en Arabie saoudite et n’est rentré en Irak que le 4 juin.
Mohsen Abdel Hamid, secrétaire général du parti islamique, branche irakienne des Frères musulmans, fondé en 1960 et interdite en 1961.

KURDES (5) :
Massoud Barzani, 56 ans, est né au Kurdistan iranien, le jour même où son père, Moustapha, fondait le Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Il est devenu un peshmerga (combattant kurde) en 1963 en Irak. Il a pris les rênes du parti en 1979 après la mort de son père. Farouche opposant à Saddam Hussein, qui a tué trois de ses frères et brûlé 17 fois son village, il partage le pouvoir au Kurdistan autonome depuis 1991, avec son rival Jalal Talabani.
Jalal Talabani, 67 ans, chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), Pratiquant aisément les langues française et anglaise, il est un opposant de longue date à Saddam Hussein. Il est né près d’Erbil. Il adhère dans les années 1960 au PDK dirigé par Moustapha Barzani. Il fait scission en 1975 pour fonder l’UPK. Il contrôle le sud-est du Kurdistan, alors que son rival contrôle le nord-ouest.
Salaheddine Bahaeddine, 53 ans, est un islamiste proche des Frères musulmans. Il est né à Tawila au Kurdistan dans une famille de religieux et a fait lui-même des études de religion. Il a fondé après 1991, quand la région a échappé au contrôle de Saddam Hussein, le Parti d’union islamiste (PUI), dont il est devenu en décembre 1994, le secrétaire général. Le PUI est le troisième parti kurde après l’UPK et le PDK.
Mahmoud Ali Osmane, médecin âgé de 60 ans, est originaire de Souleimaniyah. Il a adhéré au PDK où il a occupé différentes fonctions avant de quitter ce mouvement pour fonder à Londres en 1975 le Parti socialiste kurde. Il a quitté la vie politique et vit à Erbil.
Dara Noureddine, juge âgé d’une cinquantaine d’années, il est originaire de Kirkouk (Nord). Pour avoir critiqué une des résolutions du Conseil de commandement de la révolution, la plus haute instance dirigeante en Irak à l’époque de Saddam Hussein, il a été condamné à trois ans de prison, mais a été relâché après un an, lors de l’amnistie décrétée avant la guerre. Il est président d’un tribunal à Bagdad.

CHRÉTIEN (1) :
Yonnadan Youssef Kanna, ingénieur de 50 ans, fondateur en 1981 du Mouvement démocratique assyrien, qu’il dirige aujourd’hui. Il est né à Dohouk, au Kurdistan, mais vit aujourd’hui à Kirkouk. Allié du PDK, il a été « ministre » des Transports et des Communications en 1992 dans le premier gouvernement régional du Kurdistan, puis après la scission du Kurdistan autonome, en 1996, il est devenu ministre de l’Industrie dans le gouvernement régional du Kurdistan (Erbil).

TURCOMAN (1) :
Changoul Chapouk est un ingénieur de 35 ans. Elle a terminé une formation d’institutrice et étudie aujourd’hui à la faculté des beaux-arts à Mossoul (Nord), tout en étant éducatrice. Elle est mariée à un avocat et est mère de deux enfants. Elle vit à Kirkouk. Elle est membre du Front turcoman irakien.
Voici de courtes biographies des 25 membres du Conseil de gouvernement transitoire, qui dirigeront l’Irak jusqu’à la tenue d’élections générales d’ici un à deux ans :CHIITES (14) :Iyad al-Alaoui, 57 ans, chirurgien, neveu d’un ministre de la Santé au temps de la monarchie. Il a été membre du Baas de 1961 à 1971, avant de quitter le pays pour Beyrouth et Londres. Il crée l’Entente nationale irakienne (ENI) en février 1991. Il est revenu à Bagdad après le renversement de Saddam Hussein. Son parti regroupe beaucoup d’anciens baassistes et d’anciens militaires.Ahmad Chalabi, 58 ans, docteur en mathématiques à l’Université de Chicago. Issu d’une riche famille de minotiers, il a été banquier et fondateur en 1992 du Conseil national irakien (CNI). Il est très proche de Donald Rumsfeld, secrétaire...