La sécurité figurera au premier plan des entretiens de M. Ivanov dans la région, a indiqué le porte-parole du ministère, Alexandre Iakovenko, notant que la Russie était prête à participer à des opérations de surveillance conjointes avec les États-Unis au Proche-Orient. La Russie salue les efforts des USA pour stabiliser la situation au Proche-Orient en y envoyant des équipes de surveillance, et « pour notre part, nous sommes prêts à nous joindre à eux », a déclaré M. Iakovenko. « L’extrême tension » au Proche-Orient et « l’absence de confiance entre les parties en conflit » font que la réconciliation sera difficile à se mettre en route, a-t-il poursuivi. Par conséquent, des équipes de surveillance extérieures à la région joueraient « un rôle stabilisateur important dans la marche vers la paix ».
M. Ivanov, qui se trouvait hier en Italie, après une visite à Bruxelles, doit se rendre en Égypte, en Jordanie, en Syrie, au Liban et dans les territoires palestiniens. Il doit procéder avec les responsables arabes à un vaste tour d’horizon concernant notamment l’achèvement de la première phase d’application de la « feuille de route ». Il s’agit notamment du retrait des forces israéliennes sur les positions du 28 septembre 2000, de la restructuration des forces de sécurité palestiniennes pour rendre plus efficace la lutte contre le terrorisme, du gel des implantations israéliennes et de la préparation d’élections palestiniennes, a ajouté M. Iakovenko. M. Ivanov avait demandé à rencontrer la direction palestinienne, mais il n’était pas clair hier s’il devait s’entretenir avec le président Yasser Arafat, le Premier ministre Mahmoud Abbas ou avec d’autres responsables.


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