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Actualités - Chronologie

Cameroun Retour au calme à Douala sur fond de harcèlement policier

Une douzaine de carcasses de voitures brûlées, des barricades encore fumantes, mais des magasins ouverts : le calme était revenu hier matin à Douala après une journée de violences, qui a fait au moins cinq morts, sur fond de harcèlement policier.
« Une enquête va être ouverte pour savoir ce qui s’est réellement passé. La cause du mouvement d’hier n’est pas connue », a assuré le délégué du littoral provincial de la sûreté nationale, Jean-Noël Ondo.
Mais pour les manifestants, excédés par les contrôles et le racket incessants des policiers, les violences ont débuté après l’annonce du décès mardi d’un des leurs, un jeune conducteur de taxi-moto. Celui-ci, ayant refusé de s’arrêter à un barrage de police, a été frappé à coups de « lattes ». Selon M. Ondo, le corps du jeune homme n’a pas été retrouvé.
Mercredi soir, personne ne circulait sur la route menant au commissariat du 6e arrondissement que les manifestants avaient tenté d’incendier. Ceux qui se sont malgré tout aventurés ont été frappés et pour certains « raflés » par la police, selon plusieurs témoignages d’habitants du quartier. À la levée du jour, la circulation a repris et les magasins ont rouvert leurs portes.
« Aucun policier n’a tué. La foule s’est accrochée à une rumeur (...). Nous avons seulement tiré en l’air pour disperser la foule », a affirmé un policier sous le couvert de l’anonymat.
À l’hôpital, l’infirmier en chef présent mercredi a enregistré, entre 10h00 et 20h00, trois morts, dont un d’une balle dans la tête. Trente-six blessés ont été admis, dont quatre dans un état grave.
Une douzaine de carcasses de voitures brûlées, des barricades encore fumantes, mais des magasins ouverts : le calme était revenu hier matin à Douala après une journée de violences, qui a fait au moins cinq morts, sur fond de harcèlement policier.« Une enquête va être ouverte pour savoir ce qui s’est réellement passé. La cause du mouvement d’hier n’est pas connue », a assuré le délégué du littoral provincial de la sûreté nationale, Jean-Noël Ondo.Mais pour les manifestants, excédés par les contrôles et le racket incessants des policiers, les violences ont débuté après l’annonce du décès mardi d’un des leurs, un jeune conducteur de taxi-moto. Celui-ci, ayant refusé de s’arrêter à un barrage de police, a été frappé à coups de « lattes ». Selon M. Ondo, le corps du jeune homme n’a pas été...