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Sean Yates est revenu de son jardin

David Millar, malheureux perdant du prologue, n’est pas le seul Britannique de ce Tour de France, il peut rencontrer de temps à autre son compatriote Sean Yates, un revenant de l’épreuve. Il y a moins de dix ans, Yates était le capitaine de route de Lance Armstrong, qui découvrait alors les secrets du cyclisme sur route de haut niveau. Yates avait d’ailleurs à son palmarès une victoire d’étape dans le Tour de France lors d’un contre-la-montre individuel à Wasquehal, en 1988. Il revient aujourd’hui sur le Tour en tant qu’adjoint de Bjarne Riis à la tête de la formation danoise CSC.
Yates a mis un terme à sa carrière en 1996 et symbolise, depuis, la difficulté de la reconversion pour un athlète. Père de trois enfants, il a alterné de bons et de mauvais moments qu’il raconte avec le sourire.
« J’ai d’abord pris un peu de bon temps quand j’ai arrêté, passant du temps avec ma famille, puis je suis devenu le directeur sportif de l’équipe Linda-McCartney, avec laquelle j’ai disputé le Tour d’Italie en 2000 », dit-il. « Cette équipe a fait faillite avant même le commencement de la saison 2001, et je me suis retrouvé sans rien. Je me suis retrouvé au chômage pendant un an et puis j’ai été relancé par une formation de troisième division australienne IteamNova début 2002. Je n’ai jamais été payé et comme ma femme ne travaille pas, j’ai dû reprendre mon travail de jardinier. L’an dernier, pendant le Tour de France, j’allais tailler des haies chez des particuliers. J’étais très loin du vélo, pas vraiment heureux. »

Appel de Riis
Sean Yates s’apprêtait à tirer un trait définitif sur le cyclisme quand il reçut en décembre un coup de téléphone de Bjarne Riis, à la recherche d’un nouvel adjoint. Avant même que Bjarne Riis eut posé sa question après s’être présenté, Yates lui a dit oui.
« J’étais tellement heureux que l’on se rappelle de moi que j’aurais accepté n’importe quelle tâche. Il s’avère qu’en plus cela était pour diriger l’équipe comme Johnny Weltz », dit-il. « Vous savez, j’étais le directeur sportif de l’équipe quand Tyler Hamilton a remporté Liège-Bastogne-Liège, c’est un sacré souvenir. »
À 43 ans, Sean Yates vit donc le Tour de France du centenaire. Dernier malheur, il avait craint durant le printemps de ne pouvoir en être. Au mois de mai, une sévère arythmie cardiaque lui a fait redouter le pire et l’a contraint de rester deux semaines à l’hôpital.
« Ça va, c’est réglé et de toute façon rien ne peut altérer mon bonheur d’être ici », dit-il. « En plus, j’ai eu la joie de retrouver Lance Armstrong, dont j’étais le capitaine de route chez Motorola au début de sa carrière. Lui et moi, on ne se voit pas souvent, mais nous sommes complices. On a vécu tant de choses ensemble... »
David Millar, malheureux perdant du prologue, n’est pas le seul Britannique de ce Tour de France, il peut rencontrer de temps à autre son compatriote Sean Yates, un revenant de l’épreuve. Il y a moins de dix ans, Yates était le capitaine de route de Lance Armstrong, qui découvrait alors les secrets du cyclisme sur route de haut niveau. Yates avait d’ailleurs à son palmarès une victoire d’étape dans le Tour de France lors d’un contre-la-montre individuel à Wasquehal, en 1988. Il revient aujourd’hui sur le Tour en tant qu’adjoint de Bjarne Riis à la tête de la formation danoise CSC.Yates a mis un terme à sa carrière en 1996 et symbolise, depuis, la difficulté de la reconversion pour un athlète. Père de trois enfants, il a alterné de bons et de mauvais moments qu’il raconte avec le sourire.« J’ai d’abord...