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Hommage Elle est à toi cette chanson *

Elle est à toi cette chanson, toi le Grand Jacques qui sans façon,
As éclairé nos jeunes esprits, quand dans nos têtes, il faisait gris
Toi qui nous offris ton temps quand, les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés nous avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un peu de savoir, mais il nous avait chauffé l’esprit,
Et dans nos âmes il brûle encore, à la manière d’un feu de joie
Toi le Grand Jacques quand tu t’en iras, fidèle à l’ami Brel tu voudras
Qu’on rie autant qu’on pleure quand c’est dans le trou qu’on te mettra !
Elle est à toi cette chanson, toi le Grand Jacques qui sans façon,
Nous as appris à choisir le dur chemin, quand le facile était à portée de main
Toi qui nous inculquas le sens de l’exigence, quand les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés s’amusaient à nous voir trébucher,
Ce n’était rien qu’un peu d’idéal, mais il avait illuminé nos vingt ans,
Et dans nos âmes il brûle encore, à la manière d’un grand festin
Toi le Grand Jacques quand ton heure viendra, quand la camarade du copain Georges
Te narguera, elle te trouvera confiant, recueilli devant l’Éternel.
Elle est à toi cette chanson, toi le Grand Jacques qui sans façon,
D’un air courageux a souri, lorsque la maladie l’a surpris
Toi qui as gardé ta fierté quand les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés, de ton sort s’étaient indignés
Ce n’était rien qu’un peu de dignité, mais elle t’avait chauffé le corps,
Et dans ton âme elle brûle encore, à la manière d’un grand soleil
Toi l’ami Jacques quand tu partiras, quand le croque-mort t’emportera,
C’est grand devant les hommes et humble devant l’Éternel que tu t’en iras.

* Texte lu durant la messe d’adieux consacrée à Jacques Triolet, église Notre-Dame de Jamhour, le 09-07-03, inspiré des paroles de la « Chanson de l’Auvergnat » de Georges Brassens.

Les Compagnons de route de Jacques Triolet.
Elle est à toi cette chanson, toi le Grand Jacques qui sans façon,As éclairé nos jeunes esprits, quand dans nos têtes, il faisait grisToi qui nous offris ton temps quand, les croquantes et les croquants,Tous les gens bien intentionnés nous avaient fermé la porte au nezCe n’était rien qu’un peu de savoir, mais il nous avait chauffé l’esprit,Et dans nos âmes il brûle encore, à la manière d’un feu de joieToi le Grand Jacques quand tu t’en iras, fidèle à l’ami Brel tu voudrasQu’on rie autant qu’on pleure quand c’est dans le trou qu’on te mettra !Elle est à toi cette chanson, toi le Grand Jacques qui sans façon,Nous as appris à choisir le dur chemin, quand le facile était à portée de mainToi qui nous inculquas le sens de l’exigence, quand les croquantes et les croquants,Tous les gens bien...