Les phoques moines peuvent désormais vivre en ermites
le 09 juillet 2003 à 00h00
Les pêcheurs d’Aydincik, dans le sud de la Turquie, sont devenus les protecteurs assidus d’une colonie de phoques moines, un des six mammifères marins les plus menacés au monde, qu’ils tuaient auparavant, estimant qu’ils les concurrençaient dans les prises de poisson. Ils viennent de prendre livraison d’une vedette qui leur permettra de surveiller, bénévolement, les zones d’interdiction de pêche mises en place dans cette région de la Méditerranée avec des organisations de défense de l’environnement. Ces zones protégées ont, paradoxalement, relancé une activité de pêche en plein déclin en créant des sanctuaires propices au développement, en nombre et en taille, des phoques et des poissons. Ce projet, qui a bénéficié d’une aide de l’Union européenne, a été lancé en 1995. « Il ne restait que 14 phoques quand nous avons entamé le programme, et depuis qu’ils sont protégés, 12 nouveaux spécimens sont nés, y compris des jumeaux, ce qui est exceptionnel », a expliqué Yalcin Savas, responsable de la protection côtière à l’Association de recherches sous-marines (SAD-AFAG). Un total de 16 milles nautiques (26,5 kilomètres) sont désormais interdits à la pêche industrielle et mécanisée, et deux zones sont totalement protégées, notamment les grottes sous-marines où les phoques se reproduisent. Attila Uras, responsable des activités sous-marines au Fonds mondial de la nature (WWF), parrain du projet, a expliqué que « l’important était l’implication des populations locales, qui défendent une ressource naturelle partagée avec les phoques moines, et cette coopération pêcheurs-autorités-défenseurs de l’environnement s’avère aussi fructueuse qu’en mer Egée et dans les îles ioniennes ». Il ne reste au monde qu’environ 500 spécimens du phoque moine (« monachus monachus »), dont une centaine en Turquie et 300 dans les eaux égéennes que se partagent Grèce et Turquie. Les derniers phoques de la mer Noire ont disparu depuis trois ans.
Les pêcheurs d’Aydincik, dans le sud de la Turquie, sont devenus les protecteurs assidus d’une colonie de phoques moines, un des six mammifères marins les plus menacés au monde, qu’ils tuaient auparavant, estimant qu’ils les concurrençaient dans les prises de poisson. Ils viennent de prendre livraison d’une vedette qui leur permettra de surveiller, bénévolement, les zones d’interdiction de pêche mises en place dans cette région de la Méditerranée avec des organisations de défense de l’environnement. Ces zones protégées ont, paradoxalement, relancé une activité de pêche en plein déclin en créant des sanctuaires propices au développement, en nombre et en taille, des phoques et des poissons. Ce projet, qui a bénéficié d’une aide de l’Union européenne, a été lancé en 1995. « Il ne restait que 14...
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