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La rébellion Hmong reprend le combat

Une rébellion Hmong exsangue, héritière d’enjeux datant de la guerre du Vietnam, a troublé l’apparente quiétude du Laos, en commettant des actions violentes face auxquelles le régime s’est réfugié dans le mutisme et la manière forte.
Quelques centaines de Hmongs, 2 000 tout au plus selon les experts, ont repris le combat dans lequel s’étaient engagés quelque 30 000 de leurs aînés, dans les années 60, contre les forces commmunistes.
Les États-Unis avaient recruté un allié de choix avec une frange de cette ethnie mobile et indépendante, émigrée de Chine au XIXe siècle pour échapper aux persécutions et habituée à la guérilla dans l’épaisseur de la forêt. Après la victoire communiste en 1975, cette « armée secrète » avait été écrasée sans toutefois disparaître complètement.
Peu d’informations filtrent sur ce qui se passe réellment à Xaysomboune depuis cinq mois. Mais au moins trois attaques ont été perpétrées, faisant plus de 30 victimes civiles. Évoquant ces embuscades, le gouvernement parle de « bandits ».
« Il est faux de considérer les Hmongs comme un bloc monolithique. La scission remonte au début du XXe siècle. Beaucoup de Hmongs ont combattu aux côtés des communistes », rappelle un universitaire français spécialiste du Laos. Dans un pays dont l’histoire n’a jamais accouché d’un sentiment national, la propagande officielle martèle que la patrie est unie par-delà les appartenances ethniques.
« Le régime considère que les vrais Hmongs sont à ses côtés et que ceux qui tuent sont d’abord des “bandits” avant d’être Hmongs », ajoute le chercheur.
Une rébellion Hmong exsangue, héritière d’enjeux datant de la guerre du Vietnam, a troublé l’apparente quiétude du Laos, en commettant des actions violentes face auxquelles le régime s’est réfugié dans le mutisme et la manière forte.Quelques centaines de Hmongs, 2 000 tout au plus selon les experts, ont repris le combat dans lequel s’étaient engagés quelque 30 000 de leurs aînés, dans les années 60, contre les forces commmunistes.Les États-Unis avaient recruté un allié de choix avec une frange de cette ethnie mobile et indépendante, émigrée de Chine au XIXe siècle pour échapper aux persécutions et habituée à la guérilla dans l’épaisseur de la forêt. Après la victoire communiste en 1975, cette « armée secrète » avait été écrasée sans toutefois disparaître complètement.Peu d’informations...