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France : la greffe a pris

La Coupe des confédérations, initialement décriée par Jacques Santini, aura finalement été riche en enseignements, à un an de l’Euro 2004, avec cinq victoires en onze jours, un titre, et surtout un groupe élargi qui a appris à gagner sans son leader charismatique, Zinedine Zidane. Déjà, en raison d’un calendrier assez démentiel lors de la phase de poules, le patron des Bleus a tenu sa promesse en donnant « du temps de jeu » à tous les sélectionnés. Y compris les gardiens. Cela lui a notamment permis de tester de nouvelles associations, aussi bien en défense centrale (Desailly-Mexès, Gallas-Boumsong) qu’au milieu récupérateur (Pedretti-Dacourt), deux domaines où la relève est assurée. Dans les couloirs, Sagnol et Silvestre ont également confirmé qu’ils étaient prêts à prendre le relais de Thuram et Lizarazu, quand la voie serait libre. Car le plus grand enseignement de ce stage, et de cette compétition, est incontestablement la nouvelle « fraîcheur mentale » d’un groupe, où « les vieux » ont retrouvé leur envie de gagner, stimulés par des jeunes aussi respectueux qu’ambitieux. Et puis, au fil des rencontres, on en est presque venu à oublier que cette équipe était décimée au milieu, avec les absences de Zidane, Vieira, Makelele et Petit. Décidément, les places s’annoncent chères pour 2004. À l’inverse de la Coupe des confédérations 2001, où les « coiffeurs » assuraient juste un simple intérim des inamovibles cadres de Roger Lemerre, l’ensemble du groupe de Santini s’est senti impliqué à un même niveau. Cela pourrait notamment permettre de pallier toute mauvaise surprise, comme cela avait été le cas en 2002 en Asie, où les Bleus s’étaient retrouvés orphelins en raison de l’absence de Pires et de la blessure de Zidane.

Henry au-dessus
Autre élément très positif, l’équipe de France s’est découverte un nouveau patron, et les supporteurs un nouveau chouchou, en la personne d’un Thierry Henry évoluant un ton au-dessus de tous les joueurs du tournoi. Meilleur buteur (4 buts en 5 matches) et élu meilleur joueur du tournoi, le Gunner a indiscutablement pris une nouvelle dimension en assumant son rôle de leader d’attaque. Même si « l’association Henry-Cissé est en progression », l’Auxerrois ayant cependant plus de difficulté à se fondre dans un collectif, le retour de Trezeguet laisse augurer d’une attaque de feu. Le grand mérite de Jacques Santini, qui avait hérité l’an dernier à la même époque d’un groupe en fin de cycle et de divas démotivées, est d’avoir su relancer la machine des Bleus en impliquant ses glorieux anciens dans l’intégration de la nouvelle vague. La greffe a pris. Après une petite remise en jambes le 20 août contre la Suisse à Genève, les Bleus se retrouveront ensuite au Stade de France le 6 septembre pour un match contre Chypre, qui devrait leur ouvrir les portes du Portugal, et d’une nouvelle aventure.
La Coupe des confédérations, initialement décriée par Jacques Santini, aura finalement été riche en enseignements, à un an de l’Euro 2004, avec cinq victoires en onze jours, un titre, et surtout un groupe élargi qui a appris à gagner sans son leader charismatique, Zinedine Zidane. Déjà, en raison d’un calendrier assez démentiel lors de la phase de poules, le patron des Bleus a tenu sa promesse en donnant « du temps de jeu » à tous les sélectionnés. Y compris les gardiens. Cela lui a notamment permis de tester de nouvelles associations, aussi bien en défense centrale (Desailly-Mexès, Gallas-Boumsong) qu’au milieu récupérateur (Pedretti-Dacourt), deux domaines où la relève est assurée. Dans les couloirs, Sagnol et Silvestre ont également confirmé qu’ils étaient prêts à prendre le relais de Thuram et...