L’euro s’est repris face au dollar sur les marchés des changes internationaux en ce début de semaine, après la progression moins forte que prévu de l’indice d’activité dans le secteur manufacturier de la région de Chicago (PMI). Cet indice établi par le groupement des directeurs d’achats de cette région a très légèrement augmenté en juin pour atteindre seulement 52,5 points au lieu de 53 points comme attendu contre 52,2 points en mai, remettant en cause l’optimisme des investisseurs quant aux perspectives de croissance de l’économie américaine. À cet égard, le marché commence d’ores et déjà à craindre une évolution pareille de l’indice national (ISM) établi par les directeurs d’achats de l’ensemble des États-Unis pour juin qui sera publié aujourd’hui. Autre facteur soutenant le rebond de la monnaie unique, l’annonce par la Commission européenne que l’indice de la confiance économique, qui mesure le moral à la fois des industriels et des consommateurs de la zone euro s’est amélioré en juin, progressant à 98,2 points contre 97,2 points en mai. Il en est de même de la hausse du taux d’inflation dans la zone euro de 1,9 % en mai à 2 % en juin selon Eurostat, excluant tout risque déflationniste tant redouté par la communauté financière. La croissance de l’agrégat monétaire (M3) de 8,5 % sur un an dans la zone euro et de 8,3 % en Grande-Bretagne en mai ont également privilégié l’euro et le sterling sur le dollar dans la mesure où cette progression est censée écarter toute baisse des taux d’intérêt européens et britanniques la semaine prochaine lors de la réunion des deux comités de politique monétaire de la BCE et de la Banque d’Angleterre. Dans ces conditions, la hausse du dollar ne tardait pas à être suspendue. Il s’est négocié ainsi à New York à 1,1515 pour un euro contre 1,1425 vendredi dernier, à 1,6555 pour un sterling contre 1,6475, mais à 1,3510 FS contre 1,35 et à 119,70 yens contre 119,65.
Instabilité de Wall Street sur ajustements fin semestre
En Bourse, les marchés américains étaient instables et oscillaient entre le négatif et le positif hier après la publication d’un indice PMI moins bon que prévu. Des ajustements de portefeuilles pour la fin du 1er semestre ont également été dans le sens de la déstabilisation de la cote. En effet, Wall Street a finalement cédé 0,04 % à 8 985,44 points et le Nasdaq 0,15 % à 1 622,81 points.
Quant aux Bourses européennes, elles ont été assombries par la faible performance des places américaines après la publication de l’indice PMI. La hausse de l’euro a également pénalisé les sociétés européennes exportatrices. En clôture, le CAC 40 a perdu 0,8 % à 3 084,1 points, le Footsie 0,9 % à 4 031,2 points et l’Extra Dax 0,13 % à 3 220,58 points. À Beyrouth, le dollar a été offert en ce début de semaine pour des raisons en rapport avec les liquidations des positions de changes de fin de mois. Mais la persistance d’une demande en cette monnaie lui a permis de se maintenir au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514 LL sur le marché interbancaire, à un niveau toujours supérieur à son taux moyen indicatif fixé par la BDL à 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 2 602 405 actions A et de 1 400 000 actions B de Solidere de 5 à 5 1/2 $ ainsi que de 10 000 actions C de la Byblos Bank de 1 22/32 à 1 23/32 $ et de 500 certificats GDR de la Blom Bank de 21 à 22 1/8 $.
Élie KAHWAGI
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