Pour séduire un public de parents privés de sorties depuis des années, un cinéma de New York accueille chaque semaine le cauchemar des cinéphiles : les bébés. Le Loews Cineplex, dans la 34e rue de Manhattan, a accueilli cette semaine près de 100 mères de famille et aussi quelques pères au foyer à cette séance unique en son genre, où des cris et des babillements retentissaient dans la salle obscure. Des poussettes du dernier chic étaient laissées à l’entrée, tandis que les changements de couches-culottes s’effectuaient dans le hall. Les parents, dont certains n’avaient pas été au cinéma depuis des mois, se concentraient sur l’écran, faisant abstraction du vacarme environnant. « Ici, s’il fait du bruit, il n’est pas le seul », expliquait Michael Zorek, père au foyer du petit Jeremy. « En tant que père, c’est quelque chose que vous n’avez jamais l’occasion de faire ». « C’est plus pour nous que pour les bébés », constatait Myong Caiafa, mère d’un garçon de six mois. Loews, qui propose des films en première exclusivité à ces séances, entend attirer un public nouveau durant la semaine, en période creuse. « Nous créons déjà une nouvelle génération de spectateurs, trois mois après leur sortie du ventre de leur mère », estime John McCauley, vice-président du marketing chez Loews. Ce programme devrait être étendu d’ici à l’automne à 15 autres salles aux États-Unis. Les parents payent leur ticket plein tarif, mais l’entrée est gratuite pour leur progéniture.
Pour séduire un public de parents privés de sorties depuis des années, un cinéma de New York accueille chaque semaine le cauchemar des cinéphiles : les bébés. Le Loews Cineplex, dans la 34e rue de Manhattan, a accueilli cette semaine près de 100 mères de famille et aussi quelques pères au foyer à cette séance unique en son genre, où des cris et des babillements retentissaient dans la salle obscure. Des poussettes du dernier chic étaient laissées à l’entrée, tandis que les changements de couches-culottes s’effectuaient dans le hall. Les parents, dont certains n’avaient pas été au cinéma depuis des mois, se concentraient sur l’écran, faisant abstraction du vacarme environnant. « Ici, s’il fait du bruit, il n’est pas le seul », expliquait Michael Zorek, père au foyer du petit Jeremy. « En tant que père,...
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